Après la sortie de la Grande Bretagne de l’UE : les conséquences sur les économies africaines

Publié le par Denis-Zodo

Après la sortie de la Grande Bretagne de l’UE : les conséquences sur les économies africaines

La sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne n’a pas que des conséquences sur le vieux continent. Bien au contraire. Ladite décision aura forcément des conséquences politiques et économiques pour le continent africain, partenaire privilégié de l’UE.

A l’instar du reste de la planète, l’Afrique a été secouée par la sortie de la Grande Bretagne de l’UE. Le continent africain avait rejoint l’Union européenne en 1993.Tel un Sunami, le référendum du 23 juin a fait plonger la monnaie anglaise, la livre sterling, déstabilisant toutes les Bourses de la planète avec son corollaire d’incertitudes.

La question que se posent nombre d’observateurs est de savoir si les britanniques regrettent d’avoir voté à plus de 51% le référendum le 23 juin dernier. Car à peine ce vote fait qu’ils semblent divisés. Tel est le cas de Boris Johnson, le bouillant ténor de la campagne en faveur de la sortie de l’UE qui s’est dégonflé. Il a renoncé à briguer la succession de David Cameron, le Premier ministre démissionnaire. Le constat aujourd’hui, c’est que dans l’ensemble, les Britanniques, qui avaient apparemment mal mesuré les conséquences de leur vote, sont plus divisés que jamais. Leurs différents partis sont au bord de l’explosion, et leurs dirigeants semblent tétanisés. Alors qu’ils veulent prendre leur temps pour négocier une sortie qui ne les pénalise pas trop, les autres pays européens, tout aussi perturbés, les pressent d’ouvrir des négociations pour définir les modalités du divorce. Telle est l’équation à plusieurs inconnus qui se pose aux Britanniques. Le divorce avec le reste de l’Europe, si l’on n’y prend garde va s’opérer dans la douleur.

Le continent africain n’est pas moins inquiet. Ils sont nombreux, ceux qui se demandent si ce séisme affectera leur vie quotidienne, leur sécurité, leurs institutions ou leur économie. Alors que tous les regards sont tournés vers les experts, ceux-ci restent timides quant à la réponse. En attendant la réponse des experts, certains gouverneurs de Banques, notamment, les banques centrales du Kenya et de Maurice ont manifesté une certaine inquiétude. En attendant des réponses idoines à toutes ces questions, un exercice pour déterminer d’éventuels effets et des dégâts potentiels en Afrique s’impose.

Selon des observations bien avertis, les négociations entre la grande Bretagne et l’UE vont durer au moins deux ans. Pendant le temps que dureront lesdites négociations, les Africains ne vont pas beaucoup sentir les effets. En revanche, un ralentissement à court terme de l’économie Britannique pourrait les affecter. Cette économie due, elle-même à l’austérité budgétaire. Car point n’est besoin de rappeler que la livre sterling va prendre un coup. Des conséquences sociales ne sont non plus pas à écarter. Toute chose qui pourrait peser sur les immigrés africains qui risquent de trouver plus difficilement un emploi en Grande-Bretagne, et donc d’envoyer moins d’argent dans leur pays d’origine. Enfin, l’Afrique tout entière pourrait être confrontée à une baisse des importations britanniques et européennes. Certains pays africains qui échangent beaucoup avec la Grande Bretagne, tels le Kenya, l’Afrique du Sud, le Ghana et le Nigeria seront très affectés. Parce que la majorité des exportations de ces pays sont basées sur le coton, le café, le cacao, le cuivre et les bois tropicaux vendus au Nord. On peut le dire la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne est loin d’avoir livré tous ses secrets.

Publié dans Economie

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