JO de Rio de Janeiro : Le Brésil redoute une attaque terroriste

Publié le par Denis-Zodo

JO de Rio de Janeiro : Le Brésil redoute une attaque terroriste

La psychose d’une attaque terroriste lors des prochains jeux olympiques prévus au Brésil hante le pays hôte (Brésil) et tous les participants. Le dernier attentat de Nice qui a fait plus de 80 morts fait que les autorités brésiliennes redoutent plus que jamais une attaque terroriste.

Pour parer à toute éventualité d’attaque, des centaines de forces de l’ordre brésilien se mobilisent et s’activent depuis quelque temps. Samedi 16 juillet dernier, un exercice « grandeur nature » simulant une prise d'otages dans une gare, proche de l'installation sportive de Deodoro dans l'ouest de Rio de Janeiro, a mobilisé près de 500 policiers et militaires. « Nous sommes prêts à faire face au pire », a martelé le ministre de la Défense, Raul Jungmann, à l'issue de cet entraînement. En outre, l’on annonce entre les 5 et 21 août, lors des Jeux olympiques plus de 85 000 forces de sécurité.

A l’instar des parlementaires français qui ont annoncé une menace qui planait sur les athlètes français devant prendre part aux Jeux olympiques de RIO, l'amiral Kurt Tidd, qui supervise le continent sud-américain pour le Pentagone, a glissé à l'état-major brésilien qu'une attaque du genre terroriste devait être anticipée. De son côté, le ministère de l'Intérieur brésilien déclare, en outre, détenir une base de données de plusieurs dizaines de milliers de noms, associés de près ou de loin à des activités terroristes. « Depuis deux mois, nos services de renseignements sont en état de vigilance maximum », martèle, depuis plusieurs semaines, Luiz Alberto Sallaberry, directeur des services antiterroristes brésiliens.

Ainsi, à un peu plus de deux semaines du début des Jeux olympiques de Rio, la police multiplie les opérations. Ces interventions ciblent prioritairement les favelas qui entourent la ville et visent à démanteler des gangs crapuleux. Mais ce n'est pas tant les trafiquants de drogue que les djihadistes que l'état-major policier redoute le plus. En novembre dernier, un représentant de l'État islamique, identifié comme étant le Français converti Maxime Hauchard, a de fait menacé directement le Brésil dans une vidéo « Vous êtes notre prochaine cible », avait-il déclaré.

Une menace réelle et diffuse

Lors d'une audition devant la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015 en France, le directeur du renseignement militaire (DRM), le général Christophe Gomart, a d'ailleurs dit, le 26 mai, qu'un projet d'attentat contre la délégation française aux JO de Rio avait été déjoué. Le détail de ce projet n'a pour autant pas été précisé. Est-ce le fait d’une coïncidence ? Rien n’est moins sûr. Les autorités judiciaires brésiliennes ont annoncé, vendredi 15 juillet, avoir expulsé le scientifique franco-algérien Adlène Hicheur, 39 ans, condamné en France en 2012 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Le Centre européen de recherche nucléaire (Cern) à Genève en 2009 a intercepté des échanges que ce dernier avait avec un membre d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Ces échanges révélaient qu'Adlène Hicheur était au courant de la préparation d'une action violente en France. Bien que soutenu par de nombreux collègues qui ne voyaient pas en lui un homme potentiellement dangereux, il avait été interdit de séjour en Suisse et s'était retiré au Brésil en 2013, où il travaillait à l'université fédérale de Rio de Janeiro. A quelques semaines de cet important évènement planétaire, la menace terroriste est on ne peut plus d’actualité.

Publié dans sport

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