Grande Bretagne : victoire du Brexit/ Ces conséquences qu’il faut craindre

Publié le par Denis-Zodo

Grande Bretagne : victoire  du Brexit/ Ces conséquences qu’il faut craindre

L’information est tombée tel un couperet. La majorité des Britanniques ont dit oui à une sortie de l’Union européenne. Déjouant ainsi tous les pronostics et autres spéculations. Et ce, en dépit de la forte participation (72,2%) censée, selon les analystes, privilégier le camp du "Remain", le "Leave" a récolté 51,9% des suffrages exprimés. Evidemment, les conséquences d’une telle décision sont sans appel. C’est la première fois depuis 1985 que la livre sterling tombe au plus bas niveau face au dollar.

Pour rappel, le premier ministre avait sorti de ses manches ce « joker » depuis 2013 en proposant la sortie de la grande Bretagne de l’Union Européenne pour se faire réélire. Le faisant de façon insensée, il n’a pas anticipé l’ampleur et surtout les conséquences qui pouvaient en découler. Car cette campagne insidieuse n’a fait que donner du grain à moudre et une tribune de choix aux populistes britanniques, dont les thèmes de prédilection, comme l’immigration et la souveraineté du pays, se sont retrouvés au cœur des débats. Du coup, cette sortie des britanniques apparaît comme l’exacerbation du sentiment anti-européen au Royaume-Uni. N’est-ce pas d’ailleurs, pour cette raison que le professeur de civilisation britannique Pauline Schnapper, a indiqué que cette campagne aura aussi illustré l’importance de l’opposition à l’immigration et aura renforcé le populisme représenté par le parti Ukip, mais aussi par des gens comme Boris Johnson. Elle a affaibli le camp raisonnable, qu’il s’agisse de la gauche modérée ou de la droite modérée.

Des réactions au sein de l’UE

Une décision, d’une telle ampleur suscite des commentaires et aiguise des appétits déviationnistes. Tel est le cas de Marine Lepen qui n’a pas pris de gants pour évoquer la déliquescence de l’UE qui selon elle craque de partout. Pour autant, souhaite-t-elle qu’un vote populaire ait lieu dans chaque pays européen pour décider de rester dans l’Union européenne ou pas. C’est un secret de polichinelle. La victoire du Brexit, si l’on n’y prend garde va donner des ailes aux « Europhobes » qui déjà se font entendre un peu partout à travers l’Europe depuis la décision des britanniques de quitter l’UE. En tout cas, ils sont nombreux les observateurs qui redoute l’effet « domino ».

La victoire du Brexit, et après…

S’il est vrai que les britanniques ont fait le choix de sortir de l’UE, force est cependant de reconnaître qu’elle ne va s’opérer par un simple craquement de doigt, encore moins en quelques mois. Bien au contraire. Regard sur les différentes étapes qui pourraient se dresser sur le chemin des Britanniques. Selon certains analystes bien avertis, pour quitter l’Union européenne, le chef du gouvernement britannique David Cameron devra activer l’article 50 du traité de Lisbonne de 2009, qui dicte les conditions de sortie de l’UE d’un Etat membre. « L’Etat membre qui décide de se retirer notifie son intention au conseil européen. A la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union européenne négocie et conclut avec l’Etat un accord fixant les modalités de son retrait en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union » Soulignent les analystes. C’est d’ailleurs pour cette raison que quelques jours après la victoire du Brexit, une journée de négociation s’est tenue, réunissant Angela Merkel, François Hollande, Donald Tusk et Matteo Renzi. Réunis à Berlin, les dirigeants ont décidé de présenter une proposition pour "donner une nouvelle impulsion" au projet européen, rappelant que ces pays étaient opposés à des négociations avec Londres avant que le Brexit soit formalisé. François Hollande a quant à lui appelé à "ne pas perdre de temps" pour le départ du Royaume-Uni. Londres "doit acter le plus vite possible sa décision"', a affirmé le président français. La sortie de la Grande Bretagne de l’UE, aura des conséquences aussi bien sur l’espace Shegen que le monde entier, au regard des relations internationales et sous régionales.

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