Cop22: Une symphonie inachevée

Publié le par Denis-Zodo

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Après deux semaines d'échanges, les lampions se sont éteints sur la 22 e conférence des États partis des Nations unies sur le climat et l'environnement. L'une des questions qui revient de façon récurrente sur les lèvres de certains observateurs est de savoir si ce rendez- vous sur le climat a été celui de l'Afrique comme l'avait annoncé le Maroc ?

S'il est vrai qu'il y' a eu des avancées sur le calendrier d'application de l'accord de Paris, et que beaucoup d'initiatives ont été lancées en marge des négociations, des promesses de financements supplémentaires ont été formulées, il n'en demeure pas moins que certaines questions clés, tel le financement de l'agriculture ont été écartées

En effet, les négociations ont buté sur la question des finances. En arrivant à ce rendez- vous, l''Afrique attendait des précisions sur les montants qui doivent lui permettre de s'adapter à la nouvelle donne climatique. Pour  Maxime Combe, chargé de mission au sein de l'ONG Care, les dirigeants africains sont restés sur leur faim: « Je suis relativement surpris que les pays africains ne soient pas plus clairement montés au créneau, parce que les financements qui sont annoncés depuis très longtemps ne sont pas réellement sur la table" déplore- t- il, avant d'ajouter " on réunit dans des financements des choses très différentes et qui ne sont finalement pas de nature à permettre notamment aux pays qui vont être le plus impactés par le dérèglement climatique de faire face et de s’adapter aux conséquences de ces dérèglements climatiques. » En outre, un autre défenseur de l'environnement dénonce également la question de l'Agriculture, très vitale pour le continent africain. « C’était censé être la COP africaine de l’agriculture, analyse Aurélie Ceinos, responsable changements climatiques au sein de l'ONG, et puis on a une décision qui reporte les discussions à juin prochain, mais avec aucune indication sur ce qu’on va faire", renchérit- elle, pour montrer qu'il n'y a pas eu de consensus autour de la question. "Les états ne veulent pas statuer et donner un cadre à ces négociations parce que derrière ça, il y a des lobbies qui défendent les engrais, les OGM, ils ne veulent pas qu’on dise que l’agriculture qui est bonne pour le climat c’est l’agro-écologie et ce sont les pratiques durables", conclut- elle.
Toutefois, pour pallier les lenteurs des négociations, des programmes parallèles de soutien à l'agriculture ont donc été lancés. Mais si ces programmes ne sont pas règlementes, il y a le risque que cela soit la porte ouverte à des dérives, y compris, et ce serait un comble, la promotion d'engrais chimiques néfastes pour l'environnement. Pour toutes ces raisons, certains observateurs soutiennent mordicus que la 22 e conférence sur le climat en terre africaine( Marrakech) s'est terminée sur un goût de symphonie inachevée même si l'espoir pour être en dessous de 2 degrés demeure.

Publié dans Environnement

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