Réchauffement climatique : Voici comment des pétroliers violent les accords de la COP21

Publié le par Denis-Zodo

Réchauffement climatique : Voici comment des pétroliers violent les  accords de la COP21

Un mois à peine, les lampions se sont éteints sur la COP21 à Paris que les pétroliers ont décidé de violer les accords. En effet, certains pays industrialisés rusent déjà avec les grandes décisions arrêtées à Paris. La supercherie a été découverte à l’occasion du derniers rendez-vous de Davos en Suisse, auquel a pris part la Côte d’Ivoire. Lesdites retrouvailles ont dévoilé la volonté manifeste de certains pétroliers de ne pas appliquer les accords.

Quelques semaines seulement après la tenue de la Cop 21, du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris, l’accord historique signé par les pays ayant participé à cette importante rencontre est en passe d’être violés comme par le passé. Des pays pauvres, notamment africains qui avaient émis des réserves quant à la mise en application desdits accords ont exprimé leur inquiétude au forum de Davos (20 au 23 janvier 2016.) leur inquiétude.

Les signaux de cette manœuvre des pétroliers sont entre autres, la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole. N’est-ce pas pour cette raison que Christina Figueres, responsable climat de l’Onu qui se prononçait sur la question a estimé que l’effondrement des prix du pétrole aux alentours de 30 dollars suscite beaucoup de questions sur la transition énergétique.

De fait, convaincu de ce que le maintien du coût élevé du baril de pétrole amènerait les consommateurs d’énergie à se tourner vers les énergies renouvelables, les producteurs et tous les stratèges du secteur du pétrole ont pris le taureau par les cornes pour le faire chuter jusqu’au plus bas niveau. Point, n’est besoin de rappeler qu’à ce prix, il est beaucoup plus intéressant d’utiliser du pétrole que des énergies renouvelables qui sont encore beaucoup plus chères.

Toutefois, l’on ne peut rejeter du revers de la main, le fait que certains progrès ont été réalisés dans la lutte contre le réchauffement climatique, notamment au niveau de la baisse des prix de l’énergie solaire ou éolienne dans certaines régions du monde. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour certains opérateurs pétroliers. Ainsi, si l’on s’en tient à l’avis de responsables du groupe pétrolier TOTAL qui soutient que le besoin d’innovation est indispensable pour garantir la compétitivité des énergies dites renouvelables, l’on peut affirmer que le prix bas du pétrole sera maintenu aussi longtemps que possible. Toute chose qui éviterait que les consommateurs d’énergies se tournent vers d’autres horizons. Autant dire que pour l’instant, l’accord signé à Paris pour préserver la terre d’une catastrophe climatique peut encore attendre quant à son application.

Le casse-tête chinois concernant le prix du carbone

Comme, il fallait s’y attendre, à Davos(Suisse), le problème du prix de la pollution, de l’émission de Co2 a été également évoqué. Selon des spécialistes présents à cette grande rencontre, il est important qu’il puisse surgir une solution pour mettre en place ce système de prix du carbone.

De l’avis de ces derniers, pour freiner les émissions, il est on ne peut plus indispensable de fixer le prix du carbone, au risque de voir augmenter l’utilisation du charbon en Inde et en Afrique du Sud. S’il est vrai que cette lutte ne peut aboutir par la seule volonté du monde économique, il est donc important que les plus grands pollueurs du monde s’associent pleinement à la démarche commune. Car, il n’existe pas encore de prix définitif du carbone, tant au niveau des quotas d’émission commercialisables que par une taxe carbone.

Au regard de tout ce qui précède, l’on peut avancer que l’alternative pour les différentes politiques de lutte contre le réchauffement climatique reste la préservation de la biosphère. Pour la simple raison que la forêt absorbe à elle toute seule, 4,5 gigatonnes de carbone, voire la moitié des gaz émis par l’action de l’humanité sur la nature

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