L'ancien président Aristide veut rentrer à Haïti ,après avoir pillé.

Publié le par Denis-Zodo

 

 Devant la presse, il n'a pas retenu ses larmes. L'ancien président en exil d'Haïti, Jean-Bertrand Aristide, a affirmé vendredi être prêt à rentrer sur l'île des Caraïbes, frappée par un violent séisme mardi.

Aux côtés de sa femme, Aristide s'est exprimé devant la presse depuis un hôtel proche de l'aéroport de Johannesburg, où il vit en exil, pour évoquer les victimes du tremblement de terre qui a frappé principalement la capitale Port-au-Prince.Selon les sources de l'agence AP.

"Nous sentons profondément que nous devrions être en Haïti, avec eux, et faire de notre mieux pour tenter d'éviter des morts", a déclaré Aristide, qui avait été poussé à l'exil en Afrique du Sud par la rébellion en 2004. Il a précisé que des amis étaient prêts à lui fournir un avion avec des fournitures d'urgence.

Sa femme Mildred, d'origine américaine, était assise près de lui, les yeux baissés et entortillant un mouchoir. Ils ont tout les deux essuyé leurs yeux à la fin de la déclaration d'Aristide, qui a refusé de répondre à des questions.

Saul Kgomotso Molobi, un responsable du ministère des Affaires étrangères sud-africain qui avait accompagné l'ancien prêtre à sa conférence de presse, a précisé que Pretoria ne connaissait rien des projets d'Aristide, qui vit avec sa famille dans une villa appartenant au gouvernement sud-africain à Pretoria.

Le charismatique Aristide, dit "Titide", avait gagné sa popularité lorsqu'il était prêtre, partisan de la théologie de la libération, travaillant dans le bidonville de La Saline et opposant au régime des Duvalier. Chasse du pouvoir par un coup d'Etat militaire l'année suivante, il était revenu à la présidence en 1994 dans les bagages de l'armée américaine sous Bill Clinton.

Après avoir démissionné, il avait fondé le Mouvement Fanmi Lavalas, s'était marié, avant d'être réélu en 2000, puis à nouveau chassé par la rébellion en 2004, qui lui reprochait de ne pas avoir tenu ses promesses d'aider les pauvres, et d'avoir laissé la corruption liée à la drogue se développer.

Bien qu'éloigné d'Haïti, soupçonné de détournements de fonds et d'avoir ordonné des exécutions d'opposants politiques pendant les dernières années de son règne en Haïti, via des milices, les "chimères", il y est toujours extrêmement populaire dans les bidonvilles.

Le président haïtien actuel, René Préval, est un ancien proche d'Aristide, dont il fut déjà le successeur désigné en 1995. Le president après avoir pillé le pays.

 

 

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