Campagne présidentielle française : l’immigration, un casse-tête chinois pour les candidats

Publié le par Denis-Zodo

 

Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron

Melanchon et Macron( photo AFP)

La campagne pour l’élection présidentielle française est entrée dans sa phase active depuis lundi dernier. Au moment, où les français s’apprêtent à aller aux urnes, l’épineuse question de l'immigration, est au centre de tous les débats. Quelle politique d’immigration propose chaque candidat et quelles peuvent être les retombées pour les pays africains ? Telles sont entre autres questions que se posent nombre d’observateurs.

A toutes fins utiles, le premier débat télévisé entre les cinq principaux candidats à l'élection présidentielle a débuté sur des questions de société, donnant lieu à des affrontements sur l'immigration et la laïcité. Ainsi, le candidat « d'En marche », Emmanuel Macron veut renforcer les frontières de la France pour lutter contre l'immigration illégale. "Il faut avoir une vraie politique de reconduite à la frontière. Une politique efficace négociée avec nos partenaires européens", a affirmé Macron, non sans révéler que la France a fait nettement moins d'efforts que la plupart des autres pays européens concernant la question de l’immigration. le deuxième débat a permis le rapprochement de Mélenchon .A quelques jours du premier tour les positions restent inchangées.

Pour sa part, le candidat des Républicains, François Fillon a reproché à Emmanuel Macron d'avoir félicité la chancelière allemande Angela Merkel pour la politique qu'elle a menée. Selon lui, l"immense majorité de ces hommes et femmes fuient la pauvreté et viennent de toutes les régions du monde". Le candidat socialiste Benoît Hamon ne partage pas l’avis d’Emmanuel Macron. "La proportion d'étrangers en France est stable depuis les années 30", a-t-il souligné. Toujours, selon lui, sur les 200000 entrées annuelles, 150000 repartiraient. Pour autant, a-t-il souhaité que les réfugiés aient le droit de travailler, sur le modèle allemand, afin de favoriser leur intégration.

"Une limite aux illégaux? Et comment vous les comptez? [...] Vous pouvez inventer des quotas, des tickets. Mais une fois qu'ils sont là, vous les jetez à la mer? Vous les frappez? Ce n'est pas sérieux". Dixit Jean-Luc Mélenchon, le président de la France insoumise, qui a moqué la proposition de François Fillon d'instaurer des quotas. Aussi, propose-il pour limiter l'immigration, d’arrêter les traités commerciaux qui dévastent l'économie des pays et arrêter les guerres. Comme à son habitude Marine Le Pen n’est pas allé du dos de la cuillère pour asséner ses vérités."Je veux arrêter l'immigration légale et illégale. Je le dis, je l'assume ».

« Cela fait dix ans que 200000 étrangers entrent chaque année dans le pays, et autant d'illégaux. Il faut avoir des frontières, car ce n'est pas la Grèce ruinée ou l'Italie submergée qui vont arrêter ces flux. Nous n'avons rien à leur offrir: sept millions de chômeurs et neuf millions de pauvres doivent concentrer toute notre énergie." A renchéri la fille de Le Pen. La campagne pour l’élection du futur président français enflamme les débats aussi bien en France que dans les pays africains. Ces pays qui sont pointés du doigt lorsque l’on évoque la question de l’immigration. Un fléau qui malheureusement a pris des proportions inquiétantes. Des milliers d’Africains et même de non Africains en quête d’un mieux-être sociale périssent en mer chaque année.

Quel est donc le candidat français susceptible de trouver la panacée à la question de l’immigration qui continue de hanter les populations ? Telle est la question que se posent nombre d’observateurs. Pour l’heure, tous les regards sont tournés vers la campagne qui bat son plein en attendant l’élection le 23 avril 2017. Car point n’est besoin de rappeler que la question de l’immigration est un vrai casse-tête chinois pour les 11 candidats à la présidentielle française.

 

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