Haïti: Comment un employé du PAM a retrouvé ses enfants dans les décombres

Publié le par Denis-Zodo

Quand le séisme a frappé Haïti à 16h53 le 12 janvier dernier, Gumel Henry, chargé de Programmes au PAM, était au bureau. Il est immédiatement rentré chez lui. L’école était terminée pour la journée et il savait que ses enfants seraient rentrés. En route, il voyait un bâtiment effondré après l’autre…

PORT-AU-PRINCE – Quand Gumel est arrivé chez lui, sa maison était en ruines. Ses enfants- Emeline, Girard, Graham et Ralph – étaient coincés sous les décombres. Après être retourné au bureau pour chercher des outils, Gumel a commencé la difficile tâche de ressortir sa famille des débris.

Il lui a fallu 5 heures pour libérer son aîné, Girard Gumel Jr. ,15 ans, des ruines. Il était à l’article de la mort. Graham, 13 ans, avait une jambe cassée tandis que Ralph, le plus petit, a souffert de graves blessures au cerveau. Sa fille Emeline et sa femme étaient saines et sauves.

Appel aux dons de sang

Girard a été évacué à l’hôpital de Saint Domingue en République Dominicaine, avec ses frères Graham et Ralph. Ils étaient accompagnés par Sergio Arena, médecin en chef du PAM.

Selon Peter Casier, chef de la mission logistique, qui a été rapatrié à Rome suite au désastre, Graham avait un besoin urgent d’une transfusion sanguine mais son groupe sanguin n’était pas disponible. Jayne Adams, responsable à Saint Domingue, a lancé un appel auprès du personnel du PAM et quelqu’un avec le même groupe sanguin a accepté de donner son sang.

Se remettre à l’hôpital

« Je suis habitué à l’urgence mais quand j’ai entendu cette histoire et vu ces photos, j’étais vraiment ému, » a déclaré Peter. « Elle montre combien le personnel du PAM  se mobilise et se soutient face aux urgences, » a-t-il ajouté.

Actuellement, Girard et Graham se rétablissent peu à peu à l’hôpital tandis que Ralph a été renvoyé chez lui. Beaucoup d’autres employés du PAM n’ont pas eu cette chance. Un de nos chauffeurs a retrouvé sa fille de 24 ans morte sous les ruines de son université le lendemain du séisme. Néanmoins, il a repris son travail le jour suivant.

« Tout le monde conduit. Tout le monde souffre. C’est difficile mais c’est notre responsabilité, » a-t-il indiqué au journal Washington Post.

 

 

 

 

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