Au Niger, des tirs de mitrailleuses autour du palais présidentiel

Publié le par Denis-Zodo

  

 

Des tirs de mitrailleuses et d'armes lourdes ont retenti jeudi 18 février à Niamey, capitale du Niger, rapportent des témoins. Ces tirs semblent provenir du quartier du palais présidentiel, au-dessus duquel s'est formé un nuage de fumée, mais on ignore quels en sont les auteurs.

Selon un membre des services de renseignement ayant requis l'anonymat, il s'agit d'une tentative de coup d'Etat que la garde présidentielle s'efforce de déjouer. Un responsable français a lui aussi évoqué une tentative de putsch. S'exprimant également sous couvert de l'anonymat, ce responsable a indiqué que le président Mamadou Tandja n'était 'a priori pas dans une bonne position'. Un membre de l'entourage présidentiel a toutefois déclaré que pour l'heure, tout allait bien.

Selon RFI, 'l'information a vite circulé' dans la capitale nigérienne et les habitants 'commençaient à fuir les marchés pour rentrer chez eux'. Radio France internationale précise qu'au moment des tirs 'se tenait à la présidence un conseil extraordinaire des ministres', ces derniers étant 'tous coincés dans le palais'. De son côté, le correspondant de la BBC note qu'aucun mouvement de troupes n'est à signaler et que les services de télévision ou de radio fonctionnent normalement.

M. Tandja a dissous le Parlement et fait adopter en août une réforme constitutionnelle qui lui a permis de se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son deuxième mandat de cinq ans, en décembre, ce qui lui a valu des sanctions internationales. Il avait été élu une première fois en 1999, puis était revenu à la présidence du pays en 2004.

En dépit de la crise politique et de soulèvements touaregs occasionnels, de grands groupes tels que le français Areva ou le canadien Cameco ont investi des milliards de dollars au Niger, dont le sous-sol recèle d'importants gisements d'uranium.

Le monde.fr

Publié dans Politique africaine

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