Afghanistan : Hamid Karzaï plaide pour la 'réconciliation'

Publié le par Denis-Zodo

Hillary Clinton,  enfin de journée, jeudi 28 janvier, a demandé à quatre femmes afghanes de se lever dans l'auditoire. La secrétaire d'Etat américaine a rendu hommage à leur activité de militantes de la société civile veillant à ce que 'les femmes jouent pleinement leur rôle en Afghanistan'. L'allusion était claire : tendre la main aux talibans est, peut-être, la nouvelle idée des Occidentaux pour s'extirper d'un conflit de huit ans, mais elle agite aussitôt le spectre d'un retour aux pratiques obscurantistes que l'intervention militaire occidentale de 2001 était censée avoir balayées à jamais. Lire la suite l'article

Soixante-dix délégations d'Etats et d'organisations internationales étaient réunies à Londres pour discuter de la stratégie en Afghanistan, à l'invitation de Gordon Brown. Le premier ministre britannique se prépare à affronter des élections législatives difficiles au printemps, alors que l'insurrection talibane, en pleine expansion, a coûté la vie à une centaine de soldats britanniques en 2009. Le président afghan Hamid Karzaï, lui, cherche à se relégitimer après une période électorale chaotique et des frictions avec l'administration Obama. Celle-ci veut trouver le moyen de réduire son contingent dès 2011.

Les ingrédients étaient donc réunis pour afficher une volonté générale d'accélérer le transfert de la sécurité aux Afghans, préalable indispensable à un désengagement des Occidentaux - pour lequel aucune date n'est cependant évoquée. Pour faciliter ce transfert, un accent nouveau est mis sur les efforts visant à 'retourner' des combattants talibans. Il s'agit d'offrir de l'argent à des paysans pachtounes poussés vers l'insurrection par la pauvreté plus que par l'adhésion idéologique.

Un Fonds pour la paix et la réintégration, appelé à recueillir jusqu'à 500 millions de dollars (358 millions d'euros), sera créé. Le président Karzaï entend, par ailleurs, convoquer une grande assemblée traditionnelle (Loya Jirga) pour discuter de la 'paix'. Elle doit se tenir avant une autre conférence internationale sur l'Afghanistan, prévue à Kaboul au printemps.

 

 

 

 

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