Protocole minimum pour la rencontre entre Obama et le dalaï lama

Publié le par Denis-Zodo

La Maison Blanche a réduit la pompe au minimum pour la rencontre entre Barack Obama et le dalaï lama jeudi, même s'il est peu probable que cela suffise à calmer la colère de la Chine.

Le président doit accueillir le chef spirituel des bouddhistes tibétains en exil dans la salle des Cartes réservée aux rencontres privées, et non dans son fameux Bureau ovale. Les deux hommes ne poseront probablement pas pour les photographes ni ne répondront aux questions des journalistes après l'entretien à huis clos, la Maison Blanche se contentant de diffuser une photo officielle.

Le protocole compte beaucoup pour Pékin, qui ne décolère pas de voir le président américain accueillir celui qu'il considère comme le chef des séparatistes tibétains -le dalaï lama se défend quant à lui de toute velléité indépendantiste.

Le régime communiste est d'autant plus remonté que les Etats-Unis ont par ailleurs annoncé un contrat de ventes d'armes de 6,4 milliards de dollars (4,7 milliards d'euros) à Taïwan, que la Chine revendique comme l'une de ses provinces.

Mais d'un autre côté, une partie du Congrès américain et les défenseurs du Tibet a déjà accusé Barack Obama de céder à la pression de Pékin en octobre parce qu'il n'avait pas rencontré le dalaï lama, prix Nobel de la paix comme lui, lors de sa visite à Washington.

Le chef de la Maison Blanche se retrouve donc dans une position délicate et a opté, comme plusieurs de ses prédécesseurs, pour un entretien privé, et non officiel.

George W. Bush avait fait de même, mais il s'était osé à une apparition publique avec le chef bouddhiste pour lui remettre la médaille d'or du Congrès en 2007.

Barack Obama peut espérer que la colère de la Chine n'ait que des répercussions à court terme, comme le report de la probable visite du président Hu Jintao à Washington en avril, estime Charles Freeman, analyste au Centre d'études stratégiques et internationales. D'ailleurs, la dispute n'a pas empêché la Chine d'autoriser mercredi cinq navires de guerre américaine à faire escale à Hong Kong.

Source : AP

 

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