Mystère sur le butin du vol des coffres de LCL à Paris

Publié le par Denis-Zodo

 

Le butin réel des auteurs du vol spectaculaire commis le week-end dernier dans la salle des coffres d'une agence du Crédit Lyonnais (LCL) au centre de Paris risque de rester longtemps confidentiel.

La banque n'est pas en mesure de donner un chiffre "en raison du principe de confidentialité" qui entoure les dépôts dans les coffres, a dit un porte-parole de LCL.

La police devra pour sa part attendre que l'ensemble des clients aient porté plainte ou fait leur déclaration à un assureur avant d'établir un préjudice sommaire.

"Ce sera long et le montant ne sera que le reflet des déclarations des victimes", a déclaré un responsable de la Police judiciaire (PJ) parisienne.

Près de 200 coffres se trouvaient au sous-sol de l'immeuble cossu du 20 avenue de l'Opéra mais les enquêteurs ne savent pas encore combien d'entre eux ont été dévalisés.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ces émules d'Albert Spaggiari, l'auteur du "casse du siècle" qui avait vidé une banque niçoise en 1976 en passant par les égouts, sont descendus dans les caves de l'immeuble pour creuser un passage jusqu'au sous-sol de la banque mitoyenne.

Des travaux de rénovation étaient en cours depuis plusieurs semaines, ce qui laisse penser qu'il n'y avait plus d'espèces sur place et que seuls les coffres étaient accessibles.

"On ne peut malheureusement pas déménager les coffres pendant les travaux et ce n'est pas forcément souhaité par les clients", a dit le porte-parole de LCL.

En dépit de la fermeture de l'agence, sur l'une des plus prestigieuses avenues de la capitale, "les normes de sécurité étaient normales", a-t-il précisé.

Les cambrioleurs, au nombre de trois à cinq, selon les sources, sont vraisemblablement arrivés sur les lieux samedi soir. Surpris par un vigile, qui aurait entendu un bruit suspect vers 22h00 et serait descendu voir ce qui se passait, les malfaiteurs l'auraient maîtrisé.

Un agent de sécurité a raconté sur TF1 que son collègue avait dû rester debout, plaqué à un mur, pendant une partie de la nuit. Selon la PJ, l'homme a eu les mains liées.

Ce n'est que le lendemain vers 07h00 que l'agent de sécurité a pu donner l'alerte. "N'entendant plus de bruit, il a réussi à se défaire de ses liens", a-t-on précisé à la Police judiciaire.

Avant de quitter les lieux avec leur butin, les cambrioleurs ont mis le feu à la salle des coffres afin d'éliminer les traces de leur passage. L'eau déversée par la suite par les pompiers pour éteindre l'incendie a encore compliqué la tâche des enquêteurs, la police scientifique n'ayant pu accéder à la salle des coffres que 24 heures après les faits

Source : Reuters

 

Publié dans société

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