Les enfants haïtiens ne sont pas à vendre

Publié le par Denis-Zodo


Depuis une semaine, tous les média ont les yeux braqués sur Haïti. L’île s’est réveillée avec des maisons, des routes écroulées. Les chiffres ne sont pas précis. Plus de 50 mille personnes mortes ou disparues. Un peu plus d’une série d’années, l’île ne vit que dans l’angoisse.  C’est en ces moments sensibles que la France parle d’adoption des enfants haïtiens.
 Cent trente enfants haïtiens adoptés par des familles françaises "reviendront très vite en France" grâce à l'assouplissement des formalités décidé par les autorités des deux pays en raison du séisme, a annoncé mardi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
"Il y en a 528 qui sont sur des listes, dont 130 reviendront très vite en France, puisque maintenant les formalités (...) seront extrêmement allégées", a précisé le ministre.
La France a annoncé que les enfants haïtiens dont l'adoption en France avait été approuvée par la justice de leur pays pourraient être ramenés en France, et que les enfants qui avaient obtenu le passeport haïtien partiraient "dans les meilleurs délais". Pour les autres, "toutes les solutions envisageables seront examinées dans l'intérêt des enfants", précisait le ministre des affaires étrangères. Quelle justice ?
L’affaire "Zoé" est présente dans les esprits. Les enfants ne sont pas des marchandises à vendre. La France doit savoir attendre pour parler d’adoption une fois la sérénité venue.

 

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