Les conditions du retrait ne sont pas réunies.

Publié le par Denis-Zodo

 

Nous devons continuer à aider les Afghans jusqu'à ce qu'ils soient en mesure d'assumer seuls leur sécurité et leur développement, dans le cadre d'un pays souverain, stable et en paix, acteur du dialogue international", a déclaré M. Sarkozy, vendredi 8 janvier, lors de ses vœux aux forces armées devant les soldats du 3e régiment d'infanterie de marine (RIMa) à Vannes

"C'est pour cela que nos soldats sont présents en Surobi et en Kapisa, aux côtés de l'armée afghane. C'est pour cela que nous venons d'envoyer des gendarmes qui contribueront à la formation de la police afghane", a poursuivi le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy n'a pas évoqué dans son allocution l'éventualité d'envoyer des renforts sur le théâtre afghan, ainsi que les Etats-Unis l'ont demandé. Il doit annoncer sa décision lors d'une conférence sur l'Afghanistan prévue à Londres le 28 janvier.

La France compte quelque 3 700 militaires engagés dans le conflit afghan, dont 3 000 sur le territoire afghan même. "Je n'engage jamais nos forces à la légère, et tous les hommes que j'envoie au combat doivent pouvoir revenir", a aussi souligné le président, "comme chef des armées, j'assume personnellement la responsabilité de votre engagement".

"LE RISQUE EXISTE TOUJOURS"

"Mais le risque existe toujours, quels que soient nos efforts pour le diminuer. Nous devons l'admettre, sauf à renoncer pour toujours à défendre notre pays et les valeurs qui le fondent."

"Ce risque, c'est le prix de l'héroïsme militaire. C'est lui qui fait de votre métier, le métier des armes, un engagement à nul autre pareil, c'est lui qui distingue les faits d'armes des faits divers", a estimé Nicolas Sarkozy en réaction à la polémique suscitée par les plaintes de huit familles de soldats français tués en août 2008 en Afghanistan, lors d'une embuscade tendue par les insurgés talibans dans la vallée d'Uzbin.

Ces plaintes contre X..., déposées en novembre auprès du tribunal aux armées de Paris pour "mise en danger de la vie d'autrui", ont suscité le trouble au sein de l'institution militaire, de nombreux officiers estimant que les soldats tués au combat ne pouvaient être considérés comme de simples "victimes". Annonce le quotidien lemonde.fr

Le président a également rendu hommage aux soldats français tués ou blessés en 2009 en Afghanistan en leur témoignant son "admiration pour leur courage, dans l'action comme dans la souffrance". Avant son allocution, il s'est entretenu avec les familles des cinq soldats du 3e RIMa tués sur le territoireAfghan l’an dernier

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