Le vade-mecum d'al-Qaida

Publié le par Denis-Zodo

Foreign Policy, partenaire de Slate, a décidé d'offrir à ses lecteurs la première analyse exhaustive de la situation de l'organisation: le vade-mecum d'al-Qaida, un compte-rendu détaillé de l'évolution de sa hiérarchie, de ses méthodes et de sa stratégie au cours des dix dernières années; un aperçu, aussi, de ce qu'elle pourrait devenir.

LA HIÉRARCHIE

Difficile de donner une définition exacte du concept de «combattant d'al-Qaida». Le cercle rapproché compte assez peu de combattants (ils étaient environ 200 en 2001, et on n'en dénombrait plus qu'une centaine en 2009, selon les responsables des renseignements); ces derniers prêtent directement allégeance à Oussama ben Laden lors d'un serment sacré, le «bayat». Au cur du réseau al-Qaida (aujourd'hui basé au Pakistan), on trouve ensuite plusieurs centaines d'«agents libres» étrangers, principalement Arabes et Ouzbek; selon un responsable des renseignements américains, «ils sont combattants à part entière, sans en avoir le titre». L'échelon suivant est occupé par les militants pachtounes; les agents étrangers se marient parfois avec les membres de leurs tribus.

LA STRATÉGIE DE RELATIONS PUBLIQUES

La branche média d'al-Qaida, al-Sahab («Les Nuages» en arabe), est une experte du système D. Sans grands moyens logistiques, al-Sahab parvient à se faire entendre chez ses alliés idéologiques et géographiques («de Kaboul à Mogadiscio», pour reprendre le titre d'une déclaration faite en février 2009 par Zawahiri); opportuniste, elle en profite pour revendiquer les actions terroristes des militants jihadistes du monde entier. Elle diffuse principalement des déclarations de personnalités, des films documentaires, ou des vidéos de félicitations pour saluer un attentat militant.

Source : slate.fr

 

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