Le temps des femmes-bombes en Irak

Publié le par Denis-Zodo

 

 

Selon les autorités américaines, le nombre de femmes kamikazes en Irak ne cesse d'augmenter. Rapporte yahoo.actualités.

Un an après les attentats-suicides qui avaient endeuillé le pèlerinage chiite à Kerbala en février dernier, l'histoire se répète. Lundi 1er février, une femme qui avait dissimulé une ceinture d'explosifs sous ses vêtements a finalement appuyé sur le détonateur semant la confusion et la désolation dans le quartier à majorité chiite de Chaab à Bagdad: 41 morts, 106 blessés. Cet attentat intervient alors que débute le pèlerinage marquant la fin des 40 jours de deuil de l'Achoura qui commémore l'anniversaire de la mort de l'un des personnages chiites les plus emblématiques, l'imam Hussein.

A l'approche des élections législatives du 7 mars, l'Irak semble à nouveau s'embourber dans un cycle infernal de violence. La recrudescence des attentats suicides ne présage rien de bon. Plus inquiétant encore, le phénomène des femmes kamikazes qui ne cesse de s'amplifier semble prendre des proportions démesurées.

Quelles motivations?

A l'image des activistes femmes tchétchènes surnommées les veuves noires à cause de leurs habits sombres et qui ont largement fait parler d'elles lors de la prise d'otages de Beslan en septembre 2004 ou encore celle d'octobre 2002 dans un théâtre moscovite, les femmes irakiennes prêtes à mener des attentats suicides semblent de plus en plus nombreuses.

Mais quelles sont les motivations de ces femmes qui décident ou qu'on persuade de se faire sauter en plein milieu d'une foule? Bien sûr, il y a celles qui ont perdu un mari, un fils ou un frère: le désir de vengeance est tout ce qui subsiste. Et puis, il y a les autres: celles que l'on manipule, celles que l'on conditionne, celles que l'on piège. A l'image des 80 femmes qui ont été victimes de Samira Ahmed Djassin.

Cette mère de famille de 51 ans, arrêtée le 21 janvier 2009 au nord de Bagdad, affirme avoir enrôlé des Irakiennes avec l'espoir d'en faire des kamikazes.

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