Le petit rescapé du vol Afriqiyah pourrait rentrer chez lui ce week-end

Publié le par Denis-Zodo


 Le petit rescapé néerlandais du vol Afriqiyah pourrait rentrer chez lui dès ce week-end, alors que les enquêteurs tentent de déterminer les raisons pour lesquelles l'appareil s'est écrasé mercredi à Tripoli.
Ruben Van Assouw, neuf ans, a perdu le reste de sa famille -ses parents et son frère- dans la catastrophe. Cent-trois personnes ont péri dans le crash de l'avion.
Un des médecins qui s'occupent de lui a précisé qu'il pourrait rentrer dès samedi. "Sa situation est stable", a expliqué le Dr Sadig Bendala, un orthopédiste. "Il va bien, son état n'empire pas et il progresse plutôt rapidement".
L'enfant a subi une opération qui a duré quatre heures et demie pour des fractures aux jambes. Il a reçu la visite d'un oncle et d'une tante. Contacté par téléphone par un journal néerlandais, le garçonnet a confié qu'il ne se souvenait pas du crash. "Je ne sais pas comment je suis arrivé là, je ne sais rien d'autre", a-t-il déclaré à un journaliste de "De Telegraaf". "Je veux juste aller de l'avant. Je veux me laver, m'habiller et puis partir".
Selon le journal, un médecin a donné son téléphone au garçon pour le laisser parler à son journaliste. Cette interview a suscité la colère des autorités néerlandaises, le ministère des Affaires étrangères ayant demandé à la presse de respecter la vie privée de l'enfant et de ne pas contacter les proches des victimes, a rapporté la chaîne publique NOS aux Pays-Bas.
La plupart des passagers qui se trouvaient à bord du vol Afriqiyah en provenance de Johannesburg étaient des touristes néerlandais. Les secouristes ont trouvé Ruben attaché à son siège à l'extrémité d'un large champ de débris, là où l'Airbus A330-200 s'est écrasé mercredi à son atterrissage à Tripoli.
Les deux boîtes noires ont été retrouvées et des enquêteurs américains, français, sud-africains et néerlandais aident la Libye dans l'enquête. Des équipes de la police scientifique néerlandaise vont aider les autorités libyennes à identifier les corps, une procédure qui pourrait prendre au moins une semaine, selon leur état, a précisé un responsable du ministère néerlandais des Affaires étrangères Ed Kronenburg. Ils veulent également rendre les effets personnels aux proches des victimes.
"Nous essayons de recueillir des informations sur les victimes et d'obtenir des éléments d'ADN, des empreintes digitales et des dossiers dentaires", a précisé le chef de l'enquête néerlandaise, Dann Noort, ajoutant que les corps étaient entreposés dans les morgues de deux hôpitaux. Les victimes seront rapatriées de façon individuelle, à chaque fois que l'une d'entre elles sera identifiée.
Source : AP

 

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