Le littoral thaïlandais grignoté par les eaux

Publié le par Denis-Zodo

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Debout sur une passerelle face au golfe de Thaïlande, Vissanou Kengsamut, un jeune pêcheur du village de Khun Samut Chin montre le sommet d'une ligne de pylônes électriques qui émergent de la mer. «C'est tout ce qui reste de l'ancien village. Ces poteaux ont été installés en 1980, maintenant ils se trouvent à environ un kilomètre au large», dit-il

Derrière lui, une pagode bouddhique est envasée sur un mètre de haut. Autrefois située au centre du village, elle est devenue une île, jointe à la terre ferme par un réseau de passerelles de béton et de planches de bois. «La mer a commencé à inonder la pagode pour la première fois il y a environ dix ans. Depuis, à chaque saison des marées, la mer envahit le temple avec un niveau à chaque fois plus élevé. Il a fallu construire un étage pour continuer à l'utiliser», raconte le pêcheur.

Peu à peu, Khun Samut Chin, un village de 300 personnes situé à 80 kilomètres au sud-est de Bangkok, est englouti par la mer. Les raisons en sont multiples. «La quantité de sédiments ramenés de l'intérieur des terres par les fleuves diminue à cause des barrages et des réservoirs. Mais surtout, les vents de mousson sont plus forts qu'avant et créent des vagues plus violentes qui érodent la côte», explique Anond Snidvongs, directeur de Start Asie du Sud-Est, un centre de recherche qui travaille sur le changement climatique.

mangrove. Depuis environ trente ans, 30 à 40 mètres de terres sont avalés par la mer chaque année. «J'ai dû déménager en tout onze fois. Quand j'achète un terrain et une maison, je ne peux y rester que deux ans au plus. Ensuite, la maison est détruite par la mer. Si celle-ci est encore engloutie, je vais peut-être retourner dans ma province natale. Je n'ai plus la force de me battre», se lamente Bantom Nitikorn, un pêcheur de 69 ans. Sur les vingt dernières années, les trois quarts des habitants du village sont partis dans

Les Etats-Unis ferment la porte aux au Yémen

Les Etats-Unis ont fermé leur ambassade à Sanaa dimanche, faisant état de menaces de la branche yéménite d'Al-Qaïda. Washington accuse Al-Qaïda dans la péninsule arabique d'avoir entraîné et armé le jeune Nigérian qui a tenté de faire détonner un explosif à bord du vol américain Amsterdam-Detroit le 25 décembre.

Un porte-parole de l'ambassade, joint par téléphone, s'est refusé à tout commentaire sur ces menaces. La durée de la fermeture n'est pas non plus précisée.

L'ambassade des Etats-Unis au Yémen a subi plusieurs attaques par le passé, la plus meurtrière récemment remontant à septembre 2008. Un double attentat à la voiture piégée et un assaut donné par des hommes armés avait fait 19 morts, sans blesser de diplomates américains ou d'employés. Al-Qaïda avait revendiqué cette opération

 

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