La question du développement durable dans le monde

Publié le par Denis-Zodo

                        Face à une population mondiale en pleine expansion, la raréfaction des ressources, le réchauffement climatique et la mondialisation suscitent au quotidien des inquiétudes. Comment réagir devant ce défi ? La question du développement durable est-elle une solution plausible maîtrisable par des humains ? Les populations sont-elles disposées à provoquer un revirement de la situation, c’est-à-dire rompre les chaines du cycle infernale ?

Aujourd’hui, les exigences du développement et les impératifs de l’économie ont entraîné une destruction drastique de notre environnement, notre cadre de vie. De plus, l’accentuation de la pauvreté et le chômage créent au quotidien des injustices de nature à entretenir l’insécurité permanente et des guerres, la mauvaise rémunération des paysans ; la déforestation et disparitions de zones humides, la pollution et la prolifération de gaz à effet de serre.

On le voit, le problème environnemental est logé dans un système extrêmement complexe, mais unique : on peut montrer tous les problèmes liés à cela, qu'ils soient des causes (déforestation, modification de l'écosystème) ou des conséquences (fonte des glaciers, sécheresses, disparition de la biosphère). La seule façon de conceptualiser ce problème environnemental, c'est de le prendre comme un tout, en lien avec la totalité des actions humaines à l'échelle de la planète. Il s'agit alors de voir tous les aspects de la vie/action humaine qui influencent ce tout. Et là, il est établi que des liens très forts sont à faire avec notre façon d'exploiter les ressources naturelles dans le but de soutenir notre surproduction et notre surconsommation. Si on descend d'un niveau (sous exploitation) on mettra l'exploitation directe de ressources fossiles, l'exploitation intensive des sols par l'agriculture, etc. ; sous surproduction, on mettra les industries qui produisent des objets en quantités incontrôlées ; sous surconsommation, on mettra la fièvre acheteuse promue par les supermarchés et centres commerciaux, l'hyper matérialisme ambiant, la mobilité sans limites (voyages/déplacements illimités en voiture et avion).

Il s'agit donc d'une intrication extrêmement forte du problème environnemental avec nos modes d'exploiter/produire/consommer. Si l'on veut corriger ce problème, il s'agit de revoir profondément ces modes de fonctionnement humains en transformant nos modes de vie. Cela passe en priorité par la relocalisation (de l'économie, de la production), la ré humanisation de l'économie, le recyclage et la réutilisation, etc. En fait, oui, il y a quand même une place pour des solutions ponctuelles directes face aux micros problèmes, mais ces solutions ne sont que des palliatifs à court terme, pour parer aux conséquences néfastes directes sur l'humanité. Le problème environnemental est à considérer différemment.

Comment répondre aux besoins actuels sans limiter la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins ? Le développement durable implique une vision élargie du bien-être humain, une perspective à long terme des conséquences des activités actuelles et l'implication totale de la société civile pour parvenir à des solutions viables.

En l’espèce, le programme horizontal de travail sur le développement durable encourage des analyses coordonnées sur les questions économiques, environnementales et sociales ainsi que l’intégration des perspectives à long terme dans les programmes de travail de tous les pays du monde.

Le développement durable implique une modification unanime de notre comportement quotidien de façon durable. Il s’agit en clair de modérer notre consommation, notre mode de vie ou encore de réduire notre alimentation, notre luxe, tout ce dont nous faisons usage au quotidien. Ce qui parait difficilement réalisable pour tous. C’est pourquoi, les Etats, en liaison avec les religions, devront procéder au changement idéologique des populations à l’effet de les faire adhérer à ce principe de développement durable. Ce changement profond de conscience et de bon sens vise à développer la politique de modération. Ainsi, on pourra limiter le nombre de naissances dans les pays, et assurer une répartition équitable des ressources vitales. En effet, l’accès à l’eau et aux ressources vitales est une préoccupation majeure des Etats. Or, les OGM ne sauraient résoudre de façon adéquate la problématique de la faim dans le monde. De plus, la multiplication des cultures est source de dangers futurs. Aujourd’hui, un milliard de personnes n’a pas d’accès à l’eau, plus de 2,6 milliards d’habitants est sans assainissement, et un peu plus de 3 milliards privés d’eau courante dans les pays en voie de développement plus de un milliard de personnes ont une alimentation insuffisante. Le chômage et des guerres ajoutés à la pauvreté des sols ont favorisé l’expansion des habitats précaires appelés de façon prosaïque les bidonvilles. Ces zones criminogènes situées à proximité des villes connaissent une démographie galopante.

Avec le progrès de la science, l’espérance de vie dans nos pays ont connu une hausse remarquable allant même à 80% pour certains pays d’Europe. Il se pose alors le problème de la gestion de la vieillesse et celle de la jeunesse par les Etats à travers leurs politiques. La mauvaise répartition ou du moins une répartition inéquitable des ressources entraîne des réactions graves. La raréfaction des ressources est source de troubles graves.

Il y a une inadéquation entre le contenu de l’éducation, la formation et notre réalité environnementale. Il faut les réconcilier dans l’optique d’un développement économique et social

 

 

 

 

 

 

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