La Guinée-Bissau dans l'incertitude après un nouveau coup de force militaire

Publié le par Denis-Zodo

Moins d'un an après l'assassinat du président Vieira, la Guinée-Bissau replonge dans la violence et la guerre de clans.  Une réunion d'urgence s'est tenue vendredi entre le Président, Malam Bacai Sanha, et son Premier ministre, Carlos Gomes Junior, arrêté la veille lors d'un coup de force de militaires, pour tenter de trouver une issue politique à la crise.

Vendredi, un «collectif» des membres du gouvernement de Guinée-Bissau a condamné à son tour «l'utilisation de la force comme moyen de résoudre les problèmes», exprimant dans un communiqué son soutien au Premier ministre.

Peu après la publication de ce texte, le procureur général de Bissau Amine Michel Saad est venu chercher le chef du gouvernement à son domicile, où il a été placé jeudi en résidence surveillée, pour l'accompagner sous escorte militaire jusqu'à la présidence.

Le chef d'état-major de l'armée de Guinée-Bissau, le général José Zamora Induta, était pour sa part toujours détenu vendredi dans une base aérienne près de l'aéroport international.

Plaque tournante pour la cocaïne

Son adjoint, le général Antonio Indjai, a pris la direction des forces armées dans ce qui apparaît comme un «putsch» interne à l'armée, institution toute puissante dans ce pays régulièrement secoué par les crises et assassinats politico-militaires.

Ex-colonie portugaise, la Guinée-Bissau est classée parmi les pays les plus pauvres du monde. Elle est considérée comme un lieu stratégique pour le trafic de cocaïne en provenance d'Amérique du Sud en transit avant d'être acheminée vers les marchés européens.

Le nouvel homme fort du pays a assuré jeudi soir que le coup de force représentait «un problème purement militaire» et que l'armée réitérait «son attachement et sa soumission au pouvoir politique

Source : liberation.fr

Publié dans Politique africaine

Commenter cet article