La Chine s'attend à un long combat pour la stabilité du Xinjiang

Publié le par Denis-Zodo

Maintenir la stabilité au Xinjiang, province instable de l'extrême ouest de la Chine, passera par un long combat contre les forces séparatistes, estime le chef provincial du Parti communiste cité par des médias officiels.

La capitale du Xinjiang, Urumqi, a été l'année dernière le théâtre de sanglantes émeutes ethniques entre des Hans, l'ethnie majoritaire en Chine, et des Ouïghours, communauté musulmane turcophone autrefois majoritaire dans cette vaste province. Ces violences ont fait au moins 197 morts.

"Rien ne peut être fait sans stabilité au Xinjiang. La lutte contre le séparatisme et les séparatistes est longue, complexe et critique", a déclaré Wang Lequan, qui dirige le Parti communiste au Xinjiang, dont le Xinjiang Daily rapporte les propos tenus le mois dernier devant des policiers.

Aux forces de l'ordre, le chef régional du parti a rappelé que la stabilité devait être "leur principale tâche et leur responsabilité première".

Le Xinjiang, riche en hydrocarbures et situé à un carrefour stratégique en Asie centrale, est secoué depuis plusieurs années par des violences que le pouvoir central impute aux séparatistes ouïghours qu'il accuse de vouloir créer un Etat indépendant.

Les exilés ouïghours et des organisations de défense des droits de l'homme estiment pour leur part que le contrôle étroit exercé par Pékin sur les droits religieux et culturels des Ouïghours est la cause véritable de l'instabilité.

Ils ajoutent que la communauté ouïghoure ne bénéficie que trop peu des investissements économiques au Xinjiang, et que ces inégalités alimentent les tensions ethniques.

5 -Evasion fiscale: Eric Woerth veut "prolonger autrement" le travail de la cellule de régularisation

Le ministre du Budget Eric Woerth veut "prolonger autrement" l'action de la cellule de régularisation fiscale qui avait récupéré début décembre "plus de 500 millions d'euros de fiscalité" sur quelque trois milliards d'euros rapatriés en France.

Au 8 ou 9 décembre, on était à plus de 500 millions d'euros de fiscalité. Ça veut dire grosso modo trois milliards d'euros de capitaux concernés", a-t-il déclaré lors du "Grand Rendez-Vous" d'Europe-1/"Le Parisien/Aujourd'hui en France". Le ministre a ajouté que les fraudeurs repentis étaient "plutôt 3.000 que 1.500".

La cellule a fermé le 31 décembre et des chiffres plus précis seront livrés dans le courant du mois, a-t-il précisé, jugeant que "la méthode française est adaptée à notre pays". "C'est un succès considérable", a estimé le ministre.

Dans la foulée des décisions du sommet du G-20 à Londres sur la levée du secret bancaire, le ministre du Budget avait installé le 20 avril dernier une cellule administrative d'accueil pour les résidents français détenteurs d'avoirs dans les paradis fiscaux et désireux de régulariser leur situation.

Dimanche, il a annoncé qu'il allait "prolonger cette action", mais "la prolonger autrement". Ce sera fait "non pas au travers d'une cellule spécialisée, mais en donnant à l'administration fiscale les moyens de travailler dans ce même état d'esprit". "A partir du moment où vous venez spontanément dire j'ai une situation qui visiblement n'est pas légale (...) j'ai envie de la légaliser", a-t-il expliqué, "alors nous travaillerons de la même manière, avec le même état d'esprit que la cellule de régularisation".

Le ministre a déclaré qu'il était "en train de regarder comment on peut le faire", mais qu'il souhaitait que cela concerne "l'administration fiscale dans son ensemble".

"Dès janvier, je vous dirai comment le fisc s'organisera ... pour essayer de faire en sorte que toute personne désirant à un moment donné régulariser sa situation" puisse "le faire dans des conditions plus acceptables que si uniquement le contrôle fiscal lui tombe dessus", a déclaré M. Woerth. En attendant, pour ceux qui ne se dénonceraient pas, les contrôles fiscaux commenceront "dès début janvier".

Par ailleurs, le ministre a précisé que le gouvernement allait modifier le texte sur la taxe carbone, censuré mardi soir par le Conseil constitutionnel, saisi par les parlementaires socialistes, mais que des "dérogations" seraient maintenues. Il a estimé que la nouvelle version serait "bien sûr" votée avant le mois de mars.

Enfin, le ministre du Budget a estimé dimanche que la France devrait connaître "entre 1% et 1,5%" de croissance économique en 2010, alors que le budget de l'Etat a été calculé sur une hypothèse de croissance de 0,75%. "Je pense qu'on sera entre 1 et 1,5, peut-être 1,5 si les choses vont bien", a-t-il jugé, estimant qu'"on n'a pas été trop optimiste ou pessimiste quand on a bâti le budget".

Publié dans Economie

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