L'auteur de l'attentat raté du 25 décembre coopère avec le FBI

Publié le par Denis-Zodo

  Le jeune Nigérian qui a tenté de commettre un attentat à bord d'un vol entre Amsterdam et Detroit, le 25 décembre, coopère à nouveau avec les enquêteurs auxquels il fournit des renseignements utiles, annonce un membre des services de sécurité. Rapporte la dépêche  Reuters

Umar Farouk Abdulmutallab s'est d'abord montré coopératif pendant une heure environ, puis a refusé de répondre à ses interrogateurs du FBI. Ces derniers lui ont alors lu ses droits, ce qui en fait un justiciable comme les autres.

L'initiative a valu à l'administration Obama les critiques de l'opposition républicaine et d'une partie de la majorité, qui souhaitent le voir jugé par un tribunal militaire et interrogé par des agents des services de renseignement plutôt que par le FBI.

"Abdulmutallab parle et il parle depuis la semaine dernière, apportant des informations utiles, exploitables et actuelles auxquelles nous donnons suite", a déclaré un membre des forces de l'ordre ayant requis l'anonymat.

"Je suis convaincu qu'il continuera à coopérer", a-t-il poursuivi, précisant que deux agents du FBI s'étaient rendus au Nigeria dans les jours qui ont suivi son attentat manqué pour rencontrer ses proches.

Ces derniers ont, selon lui, joué un rôle déterminant dans son revirement. Le haut fonctionnaire a refusé de dire si le père d'Abdulmutallab, qui avait alerté les autorités américaines de sa radicalisation, faisait partie des membres de sa famille qui ont accepté de rendre aux Etats-Unis le 17 janvier.

Avant de refuser de répondre aux enquêteurs, le jeune homme avait dit avoir suivi une formation au maniement des explosifs au Yémen, ce qui a valu à ce pays l'attention de la communauté internationale. L'attentat a, qui plus est, été revendiqué par Al Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), établie au Yémen.

"Nous continuons à explorer la genèse de ce complot et (à enquêter sur) les autres complots visant le territoire national qu'AQPA et les extrémistes yéménites qui y sont associés pourraient avoir ourdi", a déclaré mardi Dennis Blair, directeur des services de renseignement nationaux.

"Nous craignons qu'ils ne continuent à le faire, mais nous ignorons s'ils ont l'intention de confier cette tâche à de hauts responsables dans la mesure où le mouvement donnait par le passé la priorité aux opérations régionales", a-t-il poursuivi, s'adressant aux membres d'une commission sénatoriale.

Prié d'évaluer la probabilité de voir Al-Qaïda tenter de commettre un nouvel attentat aux Etats-Unis dans les trois à six mois qui viennent, Blair l'a jugée "certaine".

 

 

 

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