Grippe A : des sénateurs veulent enquêter sur une "pandémie fantasmée"

Publié le par Denis-Zodo

 

Réunis ce mercredi matin, des sénateurs communistes et de gauche (CRC-SPG) ont annoncé la création d'une commission d'enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par le gouvernement. 

Vingt-quatre sénateurs du groupe CRC-SPG ont annoncé ce mercredi qu'ils demandaient une commission d'enquête sur les liens entre le gouvernement et les laboratoires dans la gestion de la grippe A en France."Le poids des laboratoires pharmaceutiques dans notre société est flagrant, commence Guy Fisher, sénateur communiste du Rhône. La pandémie annoncée a été en réalité fantasmée, et le travail du sénateur divers-gauche François Autain, engagé depuis des années sur les problèmes des lobbies pharmaceutiques sera de le démontrer."

 

Le sénateur François Autin s'interroge d'abord sur la gestion de la grippe par l'OMS et les différents gouvernements. "Aux Etats-Unis, en mai 2009, le CDC (équivalent de l'INVS) avait dit qu'il y avait des chances qu'il n'y ait pas pandémie, remarque François Autain, député inscrit au groupe CRC-SPG. Que les morts des conséquences de la grippe A étaient dix fois moins nombreuses que ceux de la grippe saisonnière. Personne ne les a écoutés."

Des liens incestueux entre experts et labos

Pour le sénateur, il y a en effet des "liens incestueux", des "liens d'intérêts" entre les experts et l'OMS. "Des indices montrent que les experts n'ont pas été choisis par hasard. Ceux qui conseillent les laboratoires sont les mêmes qui conseillent les gouvernements, comme Bruno Lina par exemple." Pour cette raison François Autin demande la création d'une liste nationale regroupant les noms des chercheurs et des médecins et les laboratoires avec ou pour lesquels ils travaillent.

Les experts auraient aussi une grande part de responsabilité dans options retenues par le gouvernement français. "Ils parlaient de 60 000 morts possibles et ont préféré se référer à l'Ukraine comme modèle de pandémie alors que pas très loin de là, en Pologne, les autorités ont refusé la vaccination. Justement à cause du principe de précaution. Le taux de mortalité en Pologne est inférieur à celui de la France."

La peur peut devenir rentable

Le gouvernement est aussi directement visé par les élus. François Autain déplore ainsi la contradiction entre l'arrêt de la vaccination et dans le même temps, la mise sur le marché des vaccins. "94 millions de doses commandées et 130 millions en option. Quelle idée! De toute manière, il était impossible de vacciner la totalité de la population, et cela même si la pandémie avait été plus grave". Il fait alors un parallèle avec la campagne de vaccination contre l'hépatite B de 1994: " Un sondage de 2002 qui revient sur cette affaire montre que 30% de la population a été vaccinée sur la base d'une injection et 20% l'avaient été sur deux. Cela montre bien que l'objectif de vacciner 100% de la population n'est pas faisable".

Les sénateurs voudraient aller plus loin et tirer "les conséquences de ces résultats". "Les laboratoires se sont déchargés de toute responsabilité. Et au milieu de tout cela, certains experts continuent de dire que la pandémie n'est pas terminée, que le virus peut muter et qu'il peut y avoir une deuxième vague de contamination." explique François Autin, "la peur est un sentiment qui peut devenir rentable quand il est exploité".

Source :Lexpress.fr 

Publié dans société

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sonja 01/02/2010 10:51


Bonjour
Une pandémie qui a permis au laboratoire de remplir leurs tiroirs caisse.
L'OMS est financée en partie par ces mêmes laboratoires, mais peu de personnes le savent. Les vaccins en pharmacie sont vendus aux prix affichés, alors que lorsque l'état a acheté ces mêmes
vaccins, le coût fut le double. Comment l'Etat a-t-il pû marcher dans cette combine ? Et d'où a-t-il tiré tous ces millions ?
On se pose des questions quand à tous ces trafics en hautes instances. L'OMS ne pouvant être neutre, il a bien fallu qu'il dise ce qui plait aux laboratoires, ces vendeurs coups de bluff, à chaque
fois que les médias montent en épingle de drôle de maladies imaginaires.
L'urgence c'était de fabriquer de l'argent, et non pas tuer un virus.
Reste à savoir combien parmi ces vaccinés auront eu des problèmes via le vaccin. Les expériences médicales, et celles des laboratoires ont d'autres belles époques devant eux.
Les phobies n'ont pas fini de mettre les dirigeants gouvernementaux à leurs bottes. Et cela dans quel que soit l'objectif à atteindre.
Reste que à force de crier au loup, les gens en général vont finir par ne plus croire à rien. Même à la vérité, s'il y en a une...
Bonne journée
Sonia


Denis-Zodo 01/02/2010 14:57


bonjpur Sonia ,c'est du bonnet blanc au bonnet rouge. reflexion pertinente,il y a une différence entre l'oms et les autres. bonne journée à toi.