Gestion de la grippe A, du "fiasco" à la "faute lourde"

Publié le par Denis-Zodo

  La France revend une partie de son stock de vaccins contre la grippe A sous les critiques de la classe politique. Le PS exige une mission parlementaire "pour faire le bilan".

Bronca parmi les politiques alors que la France tente de revendre ses vaccins en trop. De tous bords, les élus prennent la parole pour remettre en cause la gestion du dossier par le gouvernement.

Au sein même de la majorité, le professeur Bernard Debré, député UMP de Paris, persiste et signe. Après avoir qualifié cet été la grippe A de "grippette sans danger", il dénonce désormais un "principe de précaution poussé à l'extrême stupidité".

Pour le député Jean-Marie Le Guen, spécialiste des questions de santé au PS, la campagne de vaccination contre la grippe A est un "fiasco". L'élu a réclamé "une mission parlementaire pour faire le bilan et tirer des leçons" de l'action du gouvernement. "A la suite d'une politique d'achat exagérée, le gouvernement vient de prendre une mesure tardive pour vendre son surplus de vaccins, qui risque de tourner à la braderie", a-t-il écrit dimanche sur son blog.

Autre reproche: le "mépris" pour l'avis des scientifiques qui appelaient à davantage de modération. "Tous les scientifiques français ont attiré l'attention du gouvernement sur le fait que la façon dont il faisait n'était pas la bonne", a ajouté Vincent Peillon sur France 2 apportant son soutien à la proposition de Jean-Marie Le Guen.

"Faute lourde" et "principe de précaution"

Selon le porte-parole du PS, Benoît Hamon "les grands vainqueurs" de la grippe A sont les laboratoires pharmaceutiques. Tout en dénonçant "une campagne bien anxiogène pour essayer d'écouler les stocks".

Même avis du côté du MoDem. François Bayrou a qualifié ce matin sur France Info de "faute lourde" la gestion de la campagne de vaccination. S'il ne blâme pas les 94 millions de doses commandées, il déplore la mise à l'écart des généralistes.

Face aux attaques, l'UMP tente de se justifier. "Il y avait, à l'époque à laquelle on a acheté ces vaccins, nécessité de deux injections, nous avions tablé sur une pandémie durable", a expliqué Dominique Paillé, porte-parole adjoint du parti sur France Inter ce lundi. "Imaginez un seul instant, si le gouvernement n'avait pas pris de telles précautions et que la pandémie ait été ce que l'on craignait à l'époque, les accusations qui auraient été portées, notamment contre la ministre de la Santé et le chef du gouvernement». cette information de revendre des vaccins est connue de l’opinion, comme l’indique L’express.fr

 

 

 

 

Publié dans société

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