Dans la famille d'Estaing, je demande le fils... pour un billet de un euro.

Publié le par Denis-Zodo

 Chômage en hausse, croissance en berne et déficit abyssal. Nul doute que la France traverse une période difficile. C’est dans ce contexte sans précédent depuis les années trente que certains élus font la promotion d’une idée incongrue.

« L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai », ce refrain si célèbre des années soixante-dix  retrouve une seconde jeunesse dans la bouche de Louis Giscard d’Estaing. Le député-maire de Chamalières (Puy-de-Dôme) milite depuis 2003 pour que la pièce de un euro soit remplacée par un billet. Un symbole fort qui pourrait rivaliser avec l’emblématique billet vert de l’Oncle Sam. Certaines mauvaises langues soulignent que le fils de l’ancien Président de la République (1974-1981) dirige justement la commune, où sont imprimés les billets français. Son intérêt ne serait-il qu’électoral ? La main sur le cœur LGE réfute cette accusation et se justifie : « le billet renforcerait l’influence de l’euro dans le monde. Pour lui cette transformation permettra à l’Europe de réduire son écart avec les Etats-Unis, laquelle se résume, selon lui, par «  l’écart disproportionné entre la valeur d’un billet de cinq euros et celle d’un billet de un dollar ». Des élus de tout bord ont été séduits par les arguments du député-maire. Et le 25 janvier 2010, des députés, des sénateurs et des eurodéputés ont convoqué la presse, pour annoncer la création d’un comité pour promouvoir un billet inspiré du célèbre « one dollar ».

Et ces élus d’égrener les raisons de leur ralliement à la cause giscardienne, « Un billet de un euro pourrait simplifier la vie des français, affirmela sénatrice, Catherine Dumas et répondre à leurs habitudes de consommation ». Et cette élue UMP d’ajouter que le billet de un dollar a une vraie place dans les échanges internationaux «Il faut que la zone euro acquière la même valeur symbolique », dit-elle. Le chemin est pourtant encore long, avant qu’un billet de un euro n’entre dans le porte-monnaie des Européens. Le Palais Bourbon n’à aucune autorité dans ce dossier, tout se décide à Francfort où la Banque centrale européenne qui est seule habilitée à émettre des billets de banque. Elle ne voit d’ailleurs aucun intérêt à cette opération coûteuse, n’apportant aucun avantage économique. Un avis repris partiellement par d’autres.

« Un euro en pièce ou en billet, c’est franchement pareil. Cela ne va pas augmenter mon salaire ! » Lance, Elodie, 30 ans, aide soignante. « Encore une idée qui ne rime à rien » ironise Jamel, 20 ans, étudiant dévoile yahoo.actualités..

Et l’on verra si l’idée de LGE se termine comme le septennat de son paternel …Au revoir !

 

 

 

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