Comment comprendre le jeu de l'Iran sur le nucléaire

Publié le par Denis-Zodo

   Le président Ahmadinejad réaffirme n'avoir «pas de problème» pour un échange d'uranium avec les grandes puissances. Des déclarations à prendre avec prudence, estime la correspondante du Figaro au Moyen-Orient, Delphine Minoui.

L'Iran ne ferme pas la porte aux discussions sur le nucléaire. Mardi soir, le président Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé n'avoir «pas de problème» pour un échange d'uranium avec les grandes puissances, révèle Yahoo, citent par plusieurs organes de presse. Comme le souhaite l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Un commentaire accueilli avec prudence dans plusieurs capitales, qui ont entamé des discussions sur des sanctions internationales contre Téhéran pour sa politique nucléaire.

Ecoutez l'analyse que Delphine Minoui, correspondante du Figaro au Moyen-Orient, fait de ces nouvelles déclarations du président iranien :

L'Iran a rejeté en novembre une proposition du groupe des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) sur l'envoi de la plus grande partie de son stock d'uranium en Russie et en France pour y être transformé en combustible pour son réacteur de Téhéran. Une mesure visant, selon les Six, à établir un «climat de confiance».

Téhéran a en retour fixé un ultimatum aux Six pour qu'ils acceptent avant fin janvier de lui livrer du combustible à ses conditions. Pour les autorités iraniennes, l'échange doit en effet se faire dans de petites quantités et de façon simultanée. L'Iran fournirait alors aux puissances occidentales de l'uranium faiblement enrichi (3,5%) contre du combustible hautement enrichi (20%), faute de quoi l'Iran produirait lui-même de l'uranium hautement enrichi. Un ultimatum auquel Mahmoud Ahmadinejad n'a fait aucune référence mardi soir, pas plus qu'à sa décision annoncée le 2 décembre de lancer la production en Iran d'uranium enrichi à 20%.

 

 

 

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