Cannes: une histoire d'amour au coeur de Wall Street

Publié le par Denis-Zodo

La suite de "Wall Street", présentée vendredi hors compétition à Cannes, signe le retour du trader sans scrupules Gordon Gekko mais ce film est plus une histoire d'amour qu'une critique de l'argent roi, selon son réalisateur Oliver Stone.
Le premier "Wall Street" était sorti en 1987, l'année d'un krach boursier. Sa suite, qui sera sur les écrans en septembre, s'inspire des nombreuses péripéties de la crise financière contemporaine, de la faillite de la banque Lehman Brothers à la crise des crédits immobiliers subprime.
Dans "Wall Street - L'argent ne dort jamais", le cinéaste américain Olivier Stone retrouve Michael Douglas dans le rôle de Gordon Gekko, tout juste sorti de prison.
L'homme est seul, renié par sa fille Winnie, interprétée par l'actrice montante Carey Mulligan, tandis que son fils est mort d'une overdose.
Winnie, quoique très "à gauche" politiquement, n'en vit pas moins une relation amoureuse avec Jake, un trader de Wall Street joué par Shia LaBeouf, vu dans "Transformer" (1 et 2) et dans "Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal".
Les deux hommes vont se rencontrer et conclure un pacte : Jake fera tout pour que Gekko puisse renouer avec sa fille, tandis que Gekko aidera le trader à éclaircir les conditions entourant le suicide d'un ex-patron qu'il admirait.
"Nous sommes dans un contexte différent. Nous contons ici une histoire sur la famille (...). Il y a surtout un besoin d'amour dans ce film", a expliqué vendredi, en conférence de presse, le réalisateur de "Platoon", de "JFK" et de "Tueurs nés".
Cette recherche d'amour pousse les différents protagonistes à se dissimuler mutuellement beaucoup de choses, qui, au bout du compte, manquent de détruire le couple formé par le trader et la "gauchiste".
"LE CAPITALISME A EMPIRÉ"
Gordon Gekko n'a pas trop de mal à revenir à la vie active.
Le trader le rencontre ainsi à l'occasion d'une conférence qu'il donne pour la promotion de son ouvrage "Greed is Good" (L'avidité c'est bien).
Mais, comme le dit Gekko lors de cette même conférence, "l'avidité maintenant est même devenue légale", ce qui traduit bien l'état d'esprit d'Oliver Stone, cinéaste engagé et souvent controversé, lorsqu'il a entrepris cette suite de "Wall Street".
"En 1987, je croyais que le capitalisme allait s'amender, s'améliorer mais ca n'a pas été le cas, il a empiré", a-t-il dit.
Cette continuité temporelle de l'appât du gain est illustrée par la description que l'acteur Frank Langella donne de son personnage, le patron suicidé de la société de courtage où travaillait Jake.
"Je crois que mon personnage est un vieux lion, son temps est passé, mais s'il pouvait encore contrôler les choses comme ses jeunes collègues ou concurrents, il se battrait encore", explique l'acteur.
"Mais il ne contrôle plus rien, alors, il s'efface. Ça peut le rendre assez sympathique mais je pense qu'il n'est en rien plus sympathique que ceux qui sont plus jeunes que lui".
Source : Reuters

 

Publié dans société

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