Barack Obama, une année sur tous les fronts

Publié le par Denis-Zodo

De son investiture triomphale devant plus de deux millions de personnes à son prix Nobel de la paix, en passant par son combat pour l'adoption de sa réforme de la santé, lefigaro.fr a sélectionné les moments-clés des douze premiers mois de la présidence Obama.

 

• 20 janvier 2009 : l'investiture. Barack Obama devient officiellement le 44e président des Etats-Unis après avoir prêté serment lors de la traditionnelle cérémonie d'investiture. «Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis», déclare-t-il devant deux millions de personnes massées sur le National Mall à Washington, face au Capitole.

          • 22 janvier 2009 : la fermeture annoncée de Guantanamo. Première grande promesse du nouveau président : la signature d'un décret ordonnant la fermeture de la très controversée prison américaine d'ici à janvier 2010. Barack Obama marque ainsi une rupture claire avec la politique de lutte contre le terrorisme de son prédécesseur, George W. Bush.

Mais un an après, la promesse n'est pas tenue : quelque 200 détenus de la base militaire attendent toujours d'être fixés sur leur sort. «Ne vous y trompez pas : nous fermerons la prison de Guantanamo qui a porté préjudice à nos intérêts en matière de sécurité et est devenue un outil de recrutement de premier plan d'al-Qaida», a toutefois affirmé le 5 janvier dernier Barack Obama.

• 17 février 2009 : le plan de relance. Barack Obama signe un gigantesque plan de relance de 787 milliards de dollars qui représente selon lui le «début de la fin» de la profonde crise économique et financière traversée par les États-Unis. Un plan approuvé par les deux chambres du Congrès (60 voix contre 38 au Sénat, 246 voix contre 183 à la Chambre des représentants). Le président américain éloigne ainsi le spectre de la récession, mais l'emploi, lui, continue à se dégrader : le taux de chômage atteint 9,8% en septembre dernier, le plus élevé des 25 dernières années.

• 27 février 2009 : un calendrier de retrait d'Irak. Un mois avant le 6e anniversaire du début de l'intervention américaine en Irak, Barack Obama annonce que les GI's se retireront d'ici au 31 août 2010. Soit deux mois de plus que ce que le candidat démocrate avait promis pendant la campagne présidentielle. Au total, 142.000 soldats sont concernés par ce retrait. Mais entre 35.000 et 50.000 hommes resteront malgré tout jusqu'à la fin 2011 pour former des Irakiens et assurer la transition.

• 20 mars 2009 : son message au pouvoir iranien. Dans un geste historique, à l'occasion du nouvel an iranien, le président américain adresse directement ses vœux aux dirigeants de la République islamique. Il rompt ainsi la tradition qui consistait à ne s'adresser qu'au peuple iranien. Dans un contexte tendu, il propose à Téhéran de renouer les relations diplomatiques, interrompues depuis plus de trente ans entre les deux pays.

«Nous avons d'importantes divergences, qui ont augmenté avec le temps, mais mon gouvernement est désormais déterminé (...) à établir des relations constructives entre les Etats-Unis, l'Iran et la communauté internationale. (...) Nous cherchons un dialogue honnête et fondé sur le respect naturel», affirme Barack Obama dans son message vidéo

• 4 juin 2009 : son discours au monde musulman. A l'université du Caire, Barack Obama prononce un discours remarqué, appelant à «un nouveau départ entre le monde musulman et les États-Unis», dans un effort visible pour tourner la page de l'ère Bush. «Tant que nos relations seront définies par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine plutôt que la paix, à ceux qui font la promotion du conflit plutôt que de la coopération», lance-t-il devant 3.000 invités.

 • 13 octobre 2009 : le Nobel de la paix. C'est la grande surprise de la première année d'Obama au pouvoir. Le premier président noir des Etats-Unis reçoit le prix Nobel le plus prestigieux «pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples», selon le comité Nobel. Barack Obama, lui-même très étonné par ce choix, l'accueille avec «une profonde humilité», y voyant «un appel à l'action».

 

          • 4 novembre 2009 : son premier revers électoral. Un an après l'élection triomphale de Barack Obama, les électeurs choisissent des républicains pour gouverner les Etats du New Jersey et de la Virginie. Le résultat de ces élections locales sonne comme un avertissement pour le chef de l'Etat américain qui, après avoir caracolé autour de 68 % d'opinions favorables, se stabilise autour de 52 %. Seule consolation : la victoire de Bill Owens dans le 23e distict de New York pour un siège à la chambre des représentants.

• 2 décembre 2009 : des renforts en Afghanistan. Après trois mois de consultations, Barack Obama annonce enfin sa décision sur la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan : 30.000 militaires supplémentaires seront envoyés sur le terrain. Avec ces renforts, le contingent américain atteindra environ 100.000 hommes, contre 35.000 en janvier 2009. L'objectif : contrer la progression des talibans dans le pays, tout en montrant aux Américains que la présence de leurs troupes dans le pays n'est pas illimitée.

• 24 décembre 2009 : la réforme de la Santé adoptée. Barack Obama a reçu son cadeau de Noël avec quelques heures d'avance en 2009. Le Sénat a adopté la veille de Noël le projet de loi sur la couverture maladie, un projet clé du programme présidentiel qui vise à rendre l'assurance santé plus accessible aux Américains. Le projet de loi du Sénat prévoit ainsi de fournir une protection à 31 des 36 millions de citoyens qui en sont dépourvus.

Si Barack Obama a qualifié ce «oui» de «moment historique» pour le pays, les débats au Congrès ne s'arrêtent pas là : le texte doit encore être fusionné avec celui déjà voté à la Chambre des représentants le 7 novembre. Une version définitive devra ensuite être envoyée au président pour promulgation. Reproduite par le figaro.fr.

• 2 janvier 2010 : Obama déclare la guerre à al-Qaida. Quelques jours après la tentative d'attentat contre un avion de ligne américain le 25 décembre dernier, Barack Obama prononce son premier grand discours contre le terrorisme. Il accuse pour la première fois la branche yéménite d'al-Qaida d'être à l'origine de l'attentat manqué, en lui reprochant d'avoir armé et entraîné le jeune Nigérian qui a tenté de faire sauter l'avion de la Northwest Airlines. Dans son discours hebdomadaire radiotélévisé, le président américain déclare que les Etats-Unis sont en guerre contre un «réseau de haine et de violence de grande envergure».

 

 

 

 

 

 

 

 

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