À Dubaï, la plus haute tour du monde inaugurée

Publié le par Denis-Zodo

 

Plus de 800 mètres de hauteur... À lui seul, le chiffre donne le vertige. Dubaï inaugure lundi la tour la plus haute au monde. Pour la petite histoire, le promoteur de l'édifice, baptisé Burj Dubaï, reste muet sur la hauteur exacte de son gratte-ciel étincelant, un obélisque d'acier et de verre, se contentant de dire qu'il dépasse les 800 mètres. Concrètement, la tour compte 160 étages, pour 330.000 m3 de béton et 31.400 tonnes de barres de fer. Mais plus impressionnant encore, Burj Dubai est visible à 95 kilomètres à la ronde.

 

Pour l'architecte Bill Baker, ingénieur de génie civil et partenaire de la société Skidmore, Owings and Merrill (SOM, basée à Chicago), Burj Dubai fait figure de nouvelle référence. "Nous avons beaucoup appris de Burj Dubai. Je pense que nous pourrions désormais construire facilement (une tour d')un kilomètre, livre le poin.fr. Nous sommes optimistes sur la possibilité d'aller encore plus haut. C'est sans doute un nouveau point de référence", dit-il. En remportant le contrat, "nous pensions battre de peu le record détenu par la tour de Tapei 101 (508 mètres). Mais le client (Emaar) nous demandait chaque fois d'aller plus haut, sans nous fixer de limite", poursuit-il. "Nous avons pu adapter la structure, comme si nous accordions un instrument de musique."

 

Symbole de la croissance démesurée de Dubaï

 

Les travaux de construction, entamés en 2004, ont été réalisés par la compagnie sud-coréenne Samsung Engineering & Construction, le groupe belge BESIX et la société émiratie Arabtec. Burj Dubai - qui compte plus de 1.000 appartements, des bureaux dans 49 étages et un luxueux hôtel Armani aux étages inférieurs - est l'élément central d'un gigantesque projet de 20 milliards de dollars, le nouveau quartier, "Downtown Burj Dubai", incluant 30.000 appartements et le plus grand centre commercial du monde.

 

Cette tour est le symbole de la croissance démesurée de Dubaï. Mais son inauguration lundi sera assombrie par les difficultés économiques de l'émirat, qui a frôlé la catastrophe financière en novembre. Dubaï avait été sauvé in extremis le 14 décembre par Abou Dhabi, l'émirat le plus riche de la fédération des Emirats arabes unis, qui lui avait apporté une aide de 10 milliards de dollars grâce à laquelle Dubai World a pu honorer une dette de 4,1 milliards de dollars de son géant immobilier Nakheel.

 

 

 

 

 

 

Publié dans Economie

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