J-1 : Barack Hussein Obama : une nouvelle ère

Publié le par Denis-Zodo

 

Le rêve de Luther King, en passe de se réaliser.

Hillary Clinton, Mike Gravel, John Edwards, Bill Richardson, Joseph Biden, Christopher Dodd, Dennis Kucinich et Barack Hussein Obama. Huit au départ, à l’investiture démocrate aux Etats-Unis d’Amérique, ce sont finalement Barack Obama et Hillary Clinton qui ont maintenu le suspense pendant des mois, lors des primaires en vue de la présidentielle du 4 novembre 2008. Au terme d’un coude à coude, Hillary, l’épouse de l’ancien Président Bill Clinton de 1993 à 2001, s’est retirée de la course le 7 juin, apportant son appui au Sénateur de l’Illinois, vainqueur du duel qui les opposait, avec 2118 délégués. Mais la famille Clinton n’est pas le seul soutien de Barack Obama pour la confrontation de demain, avec John McCain, le candidat républicain désigné lui, au mois de mars 2008 par son parti. De Al Gore à Bill Clinton en passant par John Kerry, John Edwards, la famille Kennedy, Warren Buffet, Georges Soros, Georges Clooney, Mickael Moore, Matt Damon, Will Smith, Ben Affleck, Robert De Niro, Halle Berry, Sophie Bush, Scarlett Johansson, Toni Morrisson, Oprah Winfrey et récemment le Général Collin Powel, l’ancien Secrétaire d’Etat américain du républicain Georges W. Bush de 2001 à 2005.

En tout cas, le candidat démocrate et son colistier Joseph Biden sont donnés favoris devant John McCain et Sarah Palin. Cette dernière, colistière du candidat républicain, constitue avec Hillary Clinton, les deux femmes qui ont fait parler d’elles durant les primaires et les campagnes pour cette présidentielle. Si Sarah Palin a fait son apparition récemment aux côtés de John McCain, Hillary Clinton, elle, était au début des empoignades. C’est elle qui pourtant, depuis 2005, attirait l’attention de tous les observateurs de cette élection, sur la candidature démocrate. Mais au final, Barack Obama l’a emporté et s’est positionné comme l’homme du changement pour les U.S.A. Rien qu’à ce niveau de la compétition, Obama peut déjà crier victoire et avec lui, les noirs et métis qui, depuis des siècles, étaient relégués au second plan. Mais, au-delà des questions raciales et religieuses, les Etats-Unis d’Amérique ont prouvé à tout le monde entier, leur soif et leur volonté du changement, d’un changement positif. Basé sur le développement économique et humain du pays.

Pour être arrivé à ce niveau de la compétition, Obama est en train de ressusciter Martin Luther King et tous les autres noirs américains qui n’ont pas eu la chance de parvenir à cette étape de la vie politique des U.S.A.

Mais le rêve de Luther King ne sera réalité que si Obama obtient le soutien des grands électeurs. Car, le vainqueur de l’élection présidentielle est celui qui obtient la majorité absolue, soit 270 grands électeurs. Le ticket Président-vice Président, arrivé en tête des suffrages dans un état, remporte la totalité de ces grands électeurs (sauf dans le Maine et le Nebraska pour un total de 9 grands électeurs). D’où l’écart souvent non négligeable entre le vote populaire ultra serré entre Démocrates et Républicains, et le résultat très tranché des grands électeurs. Pour mémoire, Al Gore, en 2000, avait finalement été battu au nombre de grands électeurs. Si la majorité absolue est de 270 grands électeurs, autant comprendre qu’il y a 538 grands électeurs, historiquement, autant de membres au Congrès américain (435 représentants à la chambre, 100 sénateurs dont 2 par états, et 3 électeurs du district de Columbia). Chacun des 50 Etats élit ses grands électeurs. Cette répartition varie en fonction de la population de l’Etat. La Californie, état le plus peuplé, compte 55 grands électeurs puisqu’elle possède elle aussi, 53 députés et 2 sénateurs, alors que les états les non peuplés (Montana, Delaware…) n’en ont que 3. Ils n’ont que 1 représentant et 2 sénateurs au Congrès.

 

Qui est Barack Obama ?

 

Beaucoup de personnes sont encore à se demander comment ce jeune homme de 47 ans a pu en arriver là, se faisant un nom dans le microcosme politique Etats-unien, si complexe à pénétrer et à y sortir la tête de l’eau. Mais comme le rêve de Martin Luther King, celui de Barack Obama de faire des Etats-Unis, une nation unie, est en passe de se réaliser.

Il entend dans ses priorités, mettre un terme à la guerre en Irak, faire en sorte que chaque Américain ait une assurance pour les soins de santé, combattre le réchauffement climatique et rendre les Etats-Unis indépendants sur le plan énergétique.

Né le 4 août 1961 à Honolulu à Hawaï, Barack Hussein Obama est Sénateur de l’Illinois depuis le 05 janvier 2005, suite à son élection le 02 novembre 2004 avec 70% des voix contre 27% à son adversaire républicain Alain Keyes. Il est pour l’occasion, le seul afro-américain à siéger au Sénat actuellement, et le troisième de toute l’histoire des U.S.A depuis 1865. Et cette ascension fulgurante étonne plus d’un. Puisque ce fils de Kenyan débute véritablement sa carrière politique, seulement en 1996, où il est élu dans la troisième circonscription de Chicago, au Sénat de l’Illinois.

Il y est nommé président du comité de santé publique et lutte de façon active, pour étendre la couverture maladie aux populations les plus défavorisées de l’Etat.

En 2000, il se porte candidat pour l’élection à la chambre des représentants mais perd contre Bobby Rush. En 2003, après le déclenchement de la guerre en Irak, Obama est l’un des rares élus américains à participer à des manifestations pacifistes, et à prendre clairement position contre la guerre au pays de Saddam Hussein.

Mais avant même son élection au Sénat, ce diplômé en Sciences Politiques et en relations internationales, s’est fait remarqué par son charisme, son éloquence et son discours très remarqué, prononcé en faveur d’une autre Amérique que celle de Georges W. Bush Junior, ont fait de lui la vedette de la convention démocrate qui avait désigné John Kerry, à l’élection présidentielle de 2004.

Détenteur d’un Doctorat de Droit en 1991, Barack Obama est inspiré par les luttes de Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela. Il défend activement les causes des noirs, des pauvres, des étudiants, de l’environnement, mais fait de la lutte contre la peine de mort, contre le SIDA, l’avortement et la lutte pour la justice sociale, son cheval de bataille.

Mais le 10 février 2007, lorsque Barack Obama se déclare officiellement candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle de novembre 2008, personne ne vend chère sa peau. On disait de lui qu’il était peu expérimenté au plan politique, même si l’on lui reconnaissait un charisme très immense, faisant de lui un sérieux adversaire au sein de son propre camp, comme en externe.

Mais cette carrure de grand homme politique a été forgée par une certaine Michelle Robinson, cette juriste, originaire de Chicago qu’il a rencontrée en 1989 dans le cabinet d’avocats où travaillait Obama et où elle était avocate associée. Il l’épouse en 1992 et de leur union est née deux filles. C’est elle qui le met en contact avec les grands milieux politiques américains.

Chrétien protestant, le candidat démocrate est victime d’une campagne menée par ses adversaires qui jouent sur le racisme et sur l’islamophobie latente d’une partie des Américains, ainsi que sur la peur du terrorisme. Ses détracteurs ne manquent donc pas de rappeler son deuxième prénom, Hussein et font rimer Obama avec Oussama, entendez Ben Laden. Mais cela est dû au fait que six ans après sa naissance, sa mère, Stanley Ann Dunham (1942-1995), une blanche américaine, originaire du Kansas, divorce d’avec Obama père, un Kenyan noir, puis se remarie avec un Indonésien, cadre supérieur dans le pétrole et répondant au nom de Soetoro. Et c’est à Djakarta que Obama passe quatre années de son enfance, effectuant deux ans de scolarité dans une école musulmane, puis deux autres dans un établissement Catholique. Malgré son passage en Indonésie et sa familiarisation avec l’Islam, Obama se réclame du christianisme. La preuve, il a quitté l’Eglise Unie du Christ en juin 2008, à la suite de propos controversés de son ancien Pasteur Jeremiah Wright. Faisant savoir qu’il choisirait sa nouvelle congrégation après la présidentielle de novembre 2008. Malgré les propos malveillants de ses détracteurs, l’on reconnaît qu’il a été sans conteste l’un des candidats démocrates les plus prompts à parler de sa foi et à faire référence à Dieu. D’ailleurs, les Américains ne font pas attention à tout ce qui se dit de mal sur Obama puisqu’ils sont préoccupés par huit ans de bêtise humaine. Barack Obama, en tout cas, incarne l’espoir et la renaissance du rêve américain de société égalitaire et multiraciale. Ce qui importe pour eux, c’est son programme qui séduit plus d’un chez les femmes, jeunes et personnes âgées. C’est sa capacité à trouver des solutions aux problèmes qui préoccupent les électeurs américains.

Tenez, en pleine crise financière planétaire, alors que les Etats-Unis se trouvaient dans une quasi-faillite, Obama parvient à imposer son charisme présidentiel au cours des grands débats télévisés qui l’opposaient à John McCain, son adversaire du parti républicain à l’élection de demain. Avec cette cote de popularité qui grimpe chaque jour dans les sondages, ne soyons pas surpris de voir à la tête des Etats-Unis, un noir, en la personne de Barack Obama, le premier à ce poste de responsabilité depuis la nuit des temps.

‘’Yes, we can’’, entendez ‘’Oui, nous le pouvons’’. Ce changement bien sûr.

Ainsi est son slogan de campagne. Significatif, n’est-ce pas ?  Une nouvelle ère se dessine pour les Etats-Unis et le monde entier. C’est le changement voulu par Obama.                        

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Commenter cet article

eclipse 05/11/2008 23:08

Ca y est, c'est fait !
Merci à George. Tes huit années d'erreurs et de mensonges ont permis qu'un presque noir, quasi socialiste, ait comme prochaine barraque une maison blanche à Washington.
Les artistes ferrailleurs des Ateliers de l'Eclipse ( www.ateliers-eclipse.com ) te sont reconnaissants, ils l'ont d'ailleurs fait savoir dans la presse nationale dès la semaine dernière...

Maxbault 03/11/2008 18:56

Comment croire qu'Obama va changer la face des États Unis. S'il voulait vraiment le changement, l aurait déjà commencé par sa campagne. Mais non, il a fait comme les autres, il a dépensé des sommes énormes dans la publicité, les prestations médiatiques, pendant que ces futurs électeurs crèvent de faim. Mr Obama ne changera rien, pour le capital tous unis, tous pourris.