Nicolas Sarkozy : un jardin secret inédit

Publié le par Denis-Zodo

                             

Très habile et très illusionniste, Nicolas Sarkozy est parvenu à détourner l’attention des millions de Français qui voyaient en lui un homme du vrai changement à la tête de l’Hexagone. Parce que les Français, exaspérés par les trop longs mandats présidentiels de François Mitterrand (1981-1995) et Jacques Chirac (1995-2007). Sarkozy, lui, avait annoncé une rupture durant toute sa campagne. Rupture certainement avec des années d’immobilisme et d’idéologies dépassées. Mais rupture aussi et surtout dans la politique intérieure et extérieure de la France. Et les Français, en élisant cet homme de 53 ans (1955), intrépide et plein d’énergie, avaient à cœur de porter leur choix sur quelqu’un qui pouvait revitaliser leur pays. Ils pensaient avoir à faire à un homme libre. Que non ! Si « Sarko » n’est pas embastillé, il n’en demeure pas moins qu’il reste attaché à de solides amitiés, créées avec les USA. Lesquelles relations ont permis de le fabriquer politiquement. Vous n’imaginez pas ses connexions avec les Etats-Unis d’Amérique et son service secret, la CIA, dont on dit que Sarkozy serait un agent à la tête de la France.

 

                                       La preuve de sa pro-américanité

 

Tout commence en 1977 où Pal Sarkozy de Nagy-Bocsa, le père Sarkozy, un noble catholique hongrois, se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, une aristocrate, celle qu’il avait épousée après son divorce avec Andrée Mallah, la mère de Nicolas Sarkozy. Mais Christine de Ganay, avec qui le père Sarkozy a eu deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline), va se remarier aux Etats-Unis avec le n°2 de l’administration centrale du département d’Etat américain. L’heureux élu de son cœur n’est autre que Franck Wisner Junior, fils de Franck Wisner Senior, directeur de la planification de la CIA en 1958. Celui-là même qui était à la tête du coup d’Etat militaire en préparation en France, la même année contre le Général Charles De Gaulle. Les fonctions de Wisner Junior au sein de l’administration centrale du département d’Etat américain, ne sont certes pas connues. Cependant, l’on reconnaît qu’il y jouait un grand rôle. Mais Nicolas Sarkozy reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère Pierre-Olivier, puis de sa demi-sœur Caroline. Il commence à se tourner vers les Etats-Unis où il profite des programmes de formation du département d’Etat. Depuis lors, le successeur de Chirac à la Présidence de la république française, est devenu un pion des USA, et certainement au service des USA. Comprenez la hargne avec laquelle Sarkozy a engagé les troupes françaises en Afghanistan, aux côtés des Etats-Unis. Il aurait fait la même chose en Irak s’il avait été à la place de Chirac en 2003.

 Dans les années 1993, les USA croient déjà en l’avenir politique de leur filleul. Et ne lésinent pas sur les moyens pour l’aider à prendre un jour ou l’autre, le contrôle du parti gaulliste, et pourquoi pas, la tête du pays. Alors qu’en France, Sarkozy est nommé ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, à Washington, Franck Wisner Junior a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Nul ne fera attention aux liens entre les deux hommes. Et pourtant, « le fils » et « le beau-père » entretenaient de très bonnes relations. Par la suite, une vague de tension va prendre forme au sein du parti gaulliste, avec le trio Balladur, Pasqua et Sarkozy dressé contre Chirac. Pour les élections de 1995, Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher d’un autre courant. Edouard Balladur lui, se présentera contre son ancien ami Jacques Chirac aux présidentielles de 1995, mais sera proprement battu.

Dans la logique des Etats-Unis d’Amérique qui veulent tout mettre en œuvre pour faire du parti gaulliste « la chose » de Sarkozy, Franck Wisner Junior et ses collègues de la CIA planifient bien avant la crise irakienne, la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de leur homme de main, à savoir Nicolas Sarkozy. Et comme des spécialistes en la matière, ils agissent à trois niveaux :

- éliminer la direction du parti gaulliste et prendre le contrôle de cet appareil.

- éliminer le principal rival de droite et investir le parti gaulliste à l’élection présidentielle.

- éliminer tout challenger sérieux à gauche, de sorte à être certain que les portes de la présidentielle s’ouvrent pour Sarkozy.

D’abord, Alain Juppé croupit sous le poids d’accusations dans des affaires successives. Il se met à l’écart pour protéger le président Chirac. Et malgré le fossé qui s’était créé dans les relations entre le président Chirac et Sarkozy, le second parvient à se faire nommer ministre de l’Intérieur par la suite.

Une autre affaire éclate au grand jour. Des faux documents en circulation accusent des personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg. Nicolas Sarkozy en fait partie et accuse le premier ministre Dominique de Villepin d’avoir orchestré « ce complot ». Mais en réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine dont John Negroponte était président et Franck Wisner Junior, administrateur. Mais beaucoup d’hommes ignorent que ces listings ont été fabriqués à Londres, par une officine commune de la CIA et d’autres stuctures, dont Franck Wisner Junior est également administrateur. De Villepin a beau se défendre de ce dont on l’accusait, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, écarté provisoirement de la vie politique. A droite, la voie pouvait être libre pour Sarkozy. A gauche, deux candidats s’affrontent pour des primaires, dans la perspective des présidentielles de 2007. Laurent Fabius et Ségolène Royal sont en concurrence. Mais, c’est Fabius qui constitue un danger pour «Sarko » et ses amis américains et pro-américains. Le socialiste Dominique Strauss-Kahn, plus Américain qu’on ne le pense, entre en jeu. Il réussira à faire faire voter des militants qui lui sont proches. Ceux-ci donnent leurs voix à Ségolène Royal. Mais l’opération a été possible pour la simple raison que Strauss-Kahn est depuis bien longtemps un pion sur l’air de jeu des USA. Il donne, et beaucoup ne le savent pas, des cours à Stanford, où il a été embauché par Condoleeza Rice, une figure de proue de l’université.

Sarkozy pouvait donc courir sans armes vers la Présidence de la république et devenir le successeur de Jacques Chirac à l’Elysée.

 

                                    Une vie privée mouvementée

 

Ses difficiles relations avec Jacques Chirac ne sont pas le fait d’incompréhensions politiques. Le problème serait plutôt sentimental. Tenez ! A la fin de ses études de droit, il se marie en 1982 à la nièce d’Achille Peretti, président de l’Assemblée nationale de France jusqu’en 1972. Son témoin est Charles Pasqua. En 1983, après ses débuts en politique vers 1977, il devient maire de Neuilly-sur-Seine, en remplacement d’Achille Peretti. Il aurait donc poursuivi une liaison en cachette avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin. Un couple qu’il a connu pour avoir célébré leur mariage. Après des années de cache-cache ( ?), Sarkozy et Jacques Martin et leurs épouses respectives se quittent pour une nouvelle aventure. En 1992, Nicolas Sarkozy est le témoin de mariage de Claude, la fille de Jacques Chirac. Jusqu’alors, les relations étaient bonnes entre les deux hommes. Mais l’époux de Claude n’aurait pas supporté ses relations passagères avec Sarkozy, son témoin d’un jour de mariage. Il absorbe donc des drogues et meurt. Entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, la rupture est bel et bien consommée.

Politiquement parlant, « Sarko » ne s’est pas fait prié pour se munir d’un butin de guerre. Il a réussi en 1996 à divorcer d’avec sa première femme, pour épouser Cécilia, avec comme témoins les deux milliardaires français Martin Bouygues et Bernard Arnaud, le plus riche citoyen de France. Ses amitiés avec Vincent Bolloré et des membres de la Banque Rothschild et de nombreux hommes d’affaires évoluant dans le domaine des casinos à Paris, lui ont également permis d’avoir les moyens de sa politique.

On ne le dira jamais assez, l’accession de Sarkozy à la tête de l’Etat français ne se serait pas opérée dans l’honnêteté et la transparence la plus totale. Les coups bas se sont multipliés, en un mot, le jeu politique n’a pas été sain. Et les Français, comme désabusés, sont déçus de celui sur qui, tout le pays avait reposé tout son espoir. Il a créé une confusion sans nom, avec une pile de dossiers qu’il s’est chargé de traiter à la fois, sans pouvoir y parvenir. L’homme semble vouloir aller très vite, mais risque en réalité de s’essouffler à mi-chemin.

Qui sait. Peut-être que son re-remariage avec la star de la mode Carla Bruni, viendra lui donner plus de souffle et d’inspiration qu’auparavant.  

 

    

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Commenter cet article

isabelle 06/11/2009 16:53


Nicolas Sarkozy a évoqué un climat apaisé avec son prédécesseur Jacques Chirac, lors de la remise du prix de la fondation de l'ancien président de la République pour la prévention des conflits.


Denis-Zodo 06/11/2009 17:42


cela a été dit , par Sarkozy. aujourd'hui les données climatiques ont changé, le rechauffement, la pollution et l'avancée des océans, les élements climatiques evoluent
très vite.la déclaration de ce matin , ne peut rien apporter.le même Sarkozy déclarait  sur la prochaine rencontre sur le climat, en réalité les choses vont plus vite que lui. chacun doit
reflechir sur l'avenir environnemental , et surtout la question  sur les effets climatiques.
merci de votre visite