RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE/EN ATTENDANT LA COP 23, LES GRANDES VICTIMES TOUJOURS DANS L'EXPECTATIVE

Publié le par Denis-Zodo

 

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La Cop 23, cette convention universelle, qui offre global de négociations sur le climat, et qui reconnaît l’ existence d’un changement climatique d’origine humain et donne aux pays industrialisés le primat de la responsabilité pour lutter contre ce phénomène s’ est tenue à MARRAKECH au MAROC l’ année dernière. Avec pour enjeux majeur, la mise en place des accords de PARIS et la finalisation des règles communes d’application, la conférence MAROCAINE a suscité beaucoup d’espoir. Surtout au sein des pays africains. En attendant la Cop 23 en ASIE, peut-on dire qu’il y’a eu des avancées ? Pas si sûr. Car tous sont dans l’expectative, au grand- dame des pays sous-développés qui attendaient des décisions concrètes.

Pour rappel, la conférence sur le climat a été adoptée au cours du sommet de la Terre et Rio de Janeiro, le 9 mai 1992, avant d’entrer en vigueur le 21 mars 1994. Elle a été ratifiée par 196 Etats auxquels il faut ajouter l’union européenne(UE) parties prenantes la convention, laPalestine étant les 196 états à l’avoir intégré officiellement le17 mars 2016. Depuis KYOTO, si certains pays ont respecté leurs engagements (commel’UE), les gros pollueurs n’ont pas rempli leurs objectifs. Après plusieurs négociations, le sommet s’est soldé par un échec même s’il a été décidé, la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C, le texte de l’accord ne comporte aucun engagement chiffré de réduction. Et pourtant, la finalité de l’accord de Paris est de contenir le réchauffement bien dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre les efforts pour limiter la hausse températures à 1,5°C. Cet objectif, on peut le dire est plus ambitieux que la mission initiale des négociateurs, c’est à dire rester sous le seul des 2°C, correspondant à une revendication appuyée pendant la COP21 par l’ensemble des ETATS insulaires, parmi les plus vulnérables aux effets du réchauffement. Pour entrer en vigueur, l’accord doit remplir une double condition, stipule le texte du 12 décembre 2015. Il doit être ratifié par au moins 55 pays (sur les 196 Etats membres de la CCNUCC) représentant au moins 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

De l’influence de la diplomatie climatique

L’assemblée des 197 délégations à la COP22 a adopté les deux principaux textes proposés par la présidence marocaine à l’issue des négociations. Que retenir des résolutions ? Rien, sinon que dans sa décision finale, les signataires de l’accord de Paris décident de conclure le programme de travail engagé par l’accord de Paris aussi tôt que possible, mais au plus tard lors de la COP 24, soit en 2018, qui se tiendra en Pologne. Elle donne mandat aux présidences de la COP 22 (le Maroc) et la COP 23 (qui sera assurée par Fidji à Bonn, en Allemagne) pour organiser des discussions ¨ informelles¨ dès mai 2017. Autant d’ambiguïté quant à une mise en œuvre effective de l’ accord sur le climat comme à Paris.la principale décision de la COP 22, c’ est le respect de la feuille de route de l’accord de Paris dont l’ article 20 décide de l’organisation d’ un dialogue de facilitation entre les parties pour faire le point en 2018 des efforts collectifs déployés par les parties en vue d’atteindre l’objectif à long terme énonce au paragraphe 1 de l’ article 4 de l’accord, c’est-à-dire de contenir l’élévation des températures en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation à 1,5°C par la plafonnement mondial des émissions de gaz à effet de serre dans les meilleurs délais.

Il est vrai qu’il a été décidé un financement à l’endroit des plus grandes victimes forces est de constater que l’accord de Paris ne précise pas le montant exact des financements qui doivent être alloués à l’adaptation dans les pays en développement. De fait, les négociateurs de MARAKECH se félicitent de la soumission de la feuille de route, proposée par les pays donateurs, qui prévoit que seuls 20% des 100 milliards de dollars promis seront destinés au financement de l’adaptation d’ici 2020. A l’analyse, l’on note qu’en défendant cette proposition, les ministres des pays donateurs ont montré leur indifférence face à cet important déséquilibre. Au final, le report des décisions à 2018 évoquer le mirage d’un engagement à chaque fois remis à plus tard. L’ère de l’exploration et de l’exploitation des énergies possibles est loin d’être terminée. Surtout que Donald Trump entend la relancer et l’accord de Paris ne s’est pas doté des moyens de l’entraver. D’où, l’influence diplomatique évoquée par certains observateurs. Autant dire qu’en attendant la COP 23 prévue en ASIE, toutes les parties prenantes de l’accord-cadre sur le climat, et singulièrement les pays sont dans l’expectative.

 

Publié dans Environnement

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Angelilie 17/03/2017 18:34

Bonjour, j'apprécie beaucoup votre blog. n'hésitez pas à venir visiter le mien. au plaisir

Denis-Zodo 17/06/2017 20:29

merci pour le soutien,nous faisons tout pour vous informer d,avantage.