Dégradation de la situation socio- politique/ Les origines d'une crise latente...

Publié le par Denis-Zodo

kouakou abinan pascal ministre de la fonction publique

kouakou abinan pascal ministre de la fonction publique

le prémier ministre gon coulibaly

le prémier ministre gon coulibaly

Depuis le 9 janvier 2017, la plate- forme des fonctionnaires et agents de l'État de Côte d'Ivoire et l'intersyndical des fonctionnaires sont en grève pour réclamer l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Et ce, après le mécontentement d'humeur de plus de 8000 ex- rebelles. Après satisfaction partielle de ces derniers, alors même que l'on croyait à un retour à la normal que le mouvement au niveau des fonctionnaires s'est radicalisé, s'étendant à plusieurs autres composantes de la société, notamment les policiers, certains gendarmes, pompiers et surtout les élèves et étudiants. Conséquences, l’administration et les activités sont paralysées.

 

Du flou artistique autour des négociations gouvernement- syndicat

 

Après avoir affiché un certain mépris, vis- à- vis des syndicats de fonctionnaires, face à la radicalisation de la grève et de son extension, les autorités décident d'aller à la table de discussion avec Zadi Gnagnan, Mesmin Comoe et leurs camarades. Au terme de discussions très tendues, les deux parties n'arrivent pas à s'accorder définitivement, vu que sur deux points essentiels, un accord n'a pas été trouvé. Alors même que les pourparlers du samedi 21 janvier ont accouché d'une souris et qu'un maintien et reconduction de 5 jours de la grève étaient attendus que le dimanche 22 janvier 2016 aux environs de 23 h GMT au cours d'un flash spécial, Zadi Gnagnan, l'un des leaders syndicaux pond un communiqué qui invite à la surprise général !es fonctionnaires à reprendre le lendemain dès les premières heures le travail. Une situation qui comme il fallait s'y attendre va susciter les réactions et commentaires les plus passionnés au sein de l'opinion. Une partie de celle- ci, surtout celle proche de l'opposition politique et des réseaux sociaux soutient mordicus que c'est sous la contrainte et autres menaces que la déclaration a été faite. Pis, les réseaux sociaux et des tabloïds (porte- voix de l'opposition politique) révèlent la bastonnade de leaders syndicaux évacués dans une clinique internationale de la place. En face, le pouvoir public dément toutes ces informations. Quant à reprise du travail exigée le 23 janvier, il reste très timide au regard des remous qui ont secoué Abidjan et certaines villes de l’intérieur (corridor de Gesco fermé, des élèves et étudiants dans la rue, des pompiers qui expriment leur mécontentement...). Évidemment, cette situation va provoquer le flou quant à un retour à la normale ou non.

 

Des origines et de la justification des manifestations.


Après les militaires, les gendarmes, les enseignants, les fonctionnaires et le personnel hospitalier et les élèves et étudiants ce sont les pompiers qui sont entrés dans la danse des revendications en manifestant.
A la vérité, il règne, en Côte d’Ivoire, un certain flottement par rapport aux revendications des fonctionnaires. Même s’ils ont bien avancé, la semaine dernière, avec le Comité interministériel et le chef du gouvernement qui les a reçus vendredi, ils ont toujours deux points sur lesquels achoppent leurs négociations sur les six abordés. Il s’agit des rattrapages de primes et des questions d’avancements indiciaires. Mais de fait, comment en est- on arrivé à cette situation de contestation généralisée ? A l'analyse, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est incontestablement les primes versées aux ex- rebelles après avoir bandé les muscles. Ces derniers, rappelons-le le ont eu satisfaction après avoir menacé le pouvoir avec les armes à Abidjan, Bouaké et dans plusieurs autres villes du pays. Point n'est besoin de rappeler qu'après avoir décaissé plusieurs milliards pour contenter les hommes en armes, les autres couches sociales ont estimé qu'il existe de l'argent pour tout le monde. D'où les revendications et manifestations tout azimut.
En tout état de cause, les fonctionnaires sont plus que jamais renforcés dans leur volonté d’obtenir gain de cause après que les militaires aient, eux, réussi à se faire entendre des autorités. Au demeurant, la dégradation de la situation sociopolitique actuelle est la résultante de la paupérisation inquiétante au sein des populations qui attendent depuis 7 ans les fruits de la croissance à deux(2) chiffres (sic).

les fonctionnaires grevistes

les fonctionnaires grevistes

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