Après le PND 2016-2020/ Le climat des affaires en Côte d’Ivoire serait-il moins attractif ?

Publié le par Denis-Zodo

Après le PND 2016-2020/ Le climat des affaires en Côte d’Ivoire serait-il moins attractif ?

Les travaux du Groupe Consultatif pour le financement du PND 2016-2020, débuté le mardi 17 mai 2016 à la représentation française de la Banque mondiale à Paris ont pris fin mercredi. Lancés pour récolter auprès des partenaires au développement 4425 milliards FCFA au titre du secteur public, l’Etat de Côte d’Ivoire n’a pu atteindre les 30 000 milliards de francs attendus.

Pour garantir le succès de cette opération, le chef du gouvernement ivoirien Daniel Kablan Duncan était accompagné de plusieurs ministres. Mardi et mercredi, il a présenté le PND aux bailleurs de fonds multilatéraux et au secteur privé. Malheureusement, les engagements obtenus n’atteignent pas les quelque 30 000 milliards de francs CFA sollicités. D’où, la déception, selon certains membres de la délégation du gouvernement ivoirien. Ce revers, compromet-il, pour autant, le financement du plan national de développement 2016-2020, censé accompagner la Côte d’Ivoire à l’émergence en 2020 ?

Pas, si sûr, mais… Encouragées par un taux de croissance annuel moyen de 9% depuis 2012, les autorités ivoiriennes comptent maintenir ce rythme. Aussi, affichait-elle l’objectif d'accélérer le développement afin de hisser la Côte d’Ivoire, d’ici cinq ans, parmi les 50 premières économies du monde. Contrairement à la première journée qui avait suscité beaucoup d’espoir, où la Banque Islamique de Développement (BID) a annoncé un financement à hauteur de 463 milliards FCFA, le secteur privé a été moins généreux au cours de la deuxième journée. En effet, les investisseurs privés ne se sont engagés que sur la moitié de ce que sollicitait le gouvernement ivoirien, qui leur demande de financer les deux tiers de son plan quinquennal.

Toutefois, les autorités ivoiriennes espèrent obtenir d'autres promesses lors des discussions qui vont se poursuivre. Et pourtant, au cours des échanges avec les partenaires au développement, le Chef du Gouvernement a rappelé la ferme volonté des autorités ivoiriennes de faire du secteur, le fer de lance du développement du pays avec pour mission de mobiliser 62% des 30.000 millions du PND 2016-2020. En guise d’assurance, Daniel Kablan Duncan a promis que le Gouvernement maintiendra la stabilité de tous les contrats en cours, même s’il prône l’ouverture et la libre concurrence afin de booster le développement. On peut le dire. Les faibles promesses obtenues de la part du secteur privé traduisent les attentes d'un climat des affaires encore plus attractif qu'il ne l'est aujourd'hui. Les investisseurs locaux comme étrangers demandent notamment aux autorités ivoiriennes de simplifier la fiscalité et de mettre fin à la corruption.

Les 4425 milliards FCFA représente le gap de financement sur un montant global d’investissement de 30.000 milliards FCFA d’investissements dont 63% incombent au secteur privé et 37% au secteur public. Le PND 2016-2020 portera sur 5 points essentiels. Notamment, le renforcement de la qualité des Institutions et de la bonne gouvernance, l’accélération du développement du capital humain et du bien-être social, l’accélération de la transformation industrielle de l’économie par l’industrialisation, le développement des infrastructures et l’intégration régionale et la coopération internationale. Dans le cadre de cette réunion qui a lieu à la représentation de la Banque Mondiale en France, les participants ont eu droit à une journée des investisseurs, le mercredi 18 mai 2016.

Publié dans Economie

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