Daesh ou Etat Islamique, d’où vient-il ? (Acte1)

Publié le par Denis-Zodo

De façon crescendo, le terrorisme devient un véritable casse-tête chinois pour la planète. La question que se pose aujourd’hui, nombre d’observateurs et de savoir, s’ii est vrai que la guerre contre les attentats terroristes permet de mobiliser l’opinion, contribue-t-elle en revanche à l’aggravation des problèmes politiques sous-jacents, notamment au Proche-Orient.

S’il est vrai que l’on doit s’inquiéter des discours de haine propagés par certains prêcheurs musulmans radicaux, la réforme de l’islam relève de la responsabilité des croyants. En revanche, l’inflexion des politiques occidentales qui, depuis plusieurs années, alimentent chaos et haines incombe en partie à l’occident, dont le comportement n’est pas toujours exempt de reproches.

Etat islamique. Qui sont-ils ? Pourquoi, les appelle-t-on Daesh ?

On parle beaucoup d’eux. Mais de fait, qui se cache derrière l’appellation « État Islamique » ? Telle est la question que pourrait-on poser. Bien que ce monème ne se soit répandu dans les médias que depuis quelque temps, l’État Islamique ne date pas vraiment d’hier. Pour certains observateurs avertis, il s’agit en réalité d’une émanation d’Al-Qaida, en Irak. Selon eux, Al-Qaida en Irak est devenu État Islamique en Irak, puis État Islamique en Irak et Syrie (EEIL), après y avoir mené des actions. Une scission s’est opérée avec Al-Qaida quand Abou Bakr al-Baghdadi a refusé d’obéir aux ordres de Ayman al-Zaouahiri, qui dirigeait alors le célèbre réseau terroriste.

« Il y avait une divergence sur la stratégie. EEIL voulait créer les conditions d’une guerre civile. Al-Qaida n’était pas d’accord, considérant qu’on ne pouvait pas s’en prendre à des musulmans ». Soutiennent-ils. Ne cherchant plus à se faire reconnaître comme un simple groupe, mais comme une structure d’encadrement des peuples, ces différents groupes tout en rejetant , les frontières qui, pour eux, sont des frontières occidentales, ont décidé de constituer en groupe et de ne reconnaître qu’un Etat, appelé la nation islamique .

État Islamique ou Daesh ?

A l’analyse, il n’y a pas de polémique à ce niveau. Parce que ce n’est pas un Etat. Alors, pourquoi, ne pas remplacer l’Etat islamique, qui n’en est pas un d’ailleurs un par son acronyme arabe (Daesh) ? En tout état de cause, au-delà de l’appellation, ces marchands de la mort existent bel et bien. Daesh qui signifie Dowlat al-Islamiyah f'al-Iraq wa Belaad al-sham, c’est-à-dire, en arabe, l'État islamique en Irak et au Levant (EEIL). En disant « Daesh » ou « État Islamique », on dit donc exactement la même chose. De toute façon, « il faut bien qualifier le phénomène. Quand on disait ETA ou IRA, on reprenait aussi leurs appellations. À un moment donné, il faut bien mettre des noms sur un groupe », tranche Marc Hecker.

Quelles sont leurs méthodes ?

Ils utilisent la stratégie de la terreur. L’État islamique pratique notamment des décapitations, les filme et les diffuse sur internet. C’est en quelque sorte, leur marque de fabrique qui repose sur la terreur, l’intimidation, la propagande, le recrutement... Autre stratégie qui les caractérise, celle qui rappelle les méthodes maoïstes de conquête des populations. Ils envoient des prédicateurs dans les villages, ils cherchent à encadrer la population. Ils envoient aussi des policiers. Si la population ne suit pas, ils peuvent procéder à des exécutions.

De l’utilisation de la Terreur

L’EI mène une guerre psychologique contre l’occident. Evidemment, cela leur permet aussi d’asseoir leur autorité sur les djihadistes du monde entier. Et donc de recruter plus facilement. De plus en plus de jeunes sont attirés par l’État Islamique. Au demeurant, ils veulent montrer qu’ils n’ont pas peur, qu’ils sont forts. Pour autant peut-on, se demander s’ils ne pêchent pas par sur-estimation de leur propre force. Cela, suffit-il pour affirmer que leurs méthodes sont efficaces ? Pour pouvoir juger si une méthode est efficace ou pas, il faut savoir quel est l’objectif. En effet, si leur but était d’attirer les Occidentaux pour provoquer un enlisement, ils n’y sont pas arrivés. Si le but est de terroriser les populations en occident…on peut le dire, la panique a gagné les populations.

De l’utilisation de l’internet

Les groupes djihadistes utilisent très bien les outils de communication actuels, dont les réseaux sociaux. Tel Twitter, où, il y a 27 000 comptes plutôt sympathisants de l’EI, qui relayent leurs informations. Autre force, dont ils disposent, le réseau social a beau fermé ses comptes, ils rouvrent aussitôt. Entre autres missions des réseaux sociaux, ils permettent aussi de diffuser des conseils tactiques, recruter et lever des fonds pour toucher une nouvelle génération de djihadistes. L’organisation Daesh, appelée aussi Etat Islamique, occupe depuis 2013 un territoire aussi grand que la Grande Bretagne, qui s’étend à cheval sur la Syrie et l’Irak, au Moyen-Orient. Ses membres veulent appliquer une vision extrême de l’Islam en terrorisant et obligeant les populations de la planète à penser comme eux.

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