Dans le secret de la CPI (Acte 1) : Qui est réellement Fatou Bensouda et pourquoi son choix ?

Publié le par Denis-Zodo

Dans le secret de la CPI (Acte 1) : Qui est réellement Fatou Bensouda et pourquoi son choix ?

Depuis la création de la Cour pénale internationale (CPI) en 2002, elle fait l’objet de plusieurs critiques de la part de nombreux pays africains, qui à tort ou à raison, l’accusent de ne poursuivre que des chefs d’Etat africains. De fait, combien sont-ils à connaître le fonctionnement de cette institution internationale au centre de toutes les polémiques. Décryptage.

De son fonctionnement

La puissance de la Cour pénale internationale (CPI) ne s’exerce à ce jour qu’à l’encontre des ressortissants d’Etats qui ont ratifié son traité ou de ceux qui commettent des crimes sur le territoire de ces derniers. A moins que le Conseil de sécurité des Nations unies ne décide de la saisir. Aussi, la CPI est composée de cinq membres permanents. Les Américains, qui font partie des plus grands contributeurs de la Cour, quant à eux s’opposent à la Cour, pour les mêmes raisons que Russes et Chinois : ne pas perdre un iota de souveraineté. Mais Washington y fait néanmoins ses emplettes, coopérant lorsqu’elle cible des leaders ne figurant pas dans ses favoris, comme le président kényan Uhuru Kenyatta, et la menaçant, lorsque ses choix desservent, dit-elle, ses intérêts nationaux. Il en est de même pour la Palestine, depuis le 1er avril 2015, la Palestine est accueillie à la Cour en tant qu’Etat et espère qu’elle pèsera dans ses négociations avec Israël. Mais beaucoup doutent déjà de sa pérennité si elle devait demain ouvrir des enquêtes sur les crimes commis de part et d'autre dans les territoires occupés.

Des Etats parties de la CPI

Ils sont au nombre de 123, les pays qui font partie jusqu’à la date du 1er septembre 2015 de la CPI. Evidemment, le rôle dévolu à ses pays sont entre autres, au cours des assemblées annuelles de voter un budget, d’élire des juges et des procureurs, ainsi qu’amender le code de procédure. Au demeurant, au cours desdites Assemblées, toutes les questions essentielles sont débattues par les différents pays. Parmi elles, il faut souligner, la coopération, la protection des témoins, la réparation pour les victimes, la détention… Les Etats qui ont adhéré à la Cour ont amendé leurs codes pénaux pour s’assurer qu’aucun de leur ressortissant n’atterrisse dans le box des accusés de la Cour de La Haye, car la Cour n’intervient qu’en dernier recours, si un Etat refuse de juger ceux qu’elle a ciblés.

De la position de l’Union Africaine(Ua)

C’est une vérité de Lapalisse. L’Union africaine s’est toujours opposée aux actions de la Cour pénale internationale (CPI). Ainsi, depuis l’inculpation du président kényan, l’Union africaine s’oppose frontalement à la Cour, lui reprochant d’être instrumentalisée par l’occident. Outre, les chefs d’Etat africains poursuivis jusqu’à ce jour, après 13 ans d’existence, une seule enquête a été ouverte hors du continent africain, même si le procureur a d’autres cibles dans son viseur comme l’Ukraine, la Colombie, la Palestine et même l’Afghanistan. Que dire des crises au Moyen-Orient ? Rien. Sinon que la Cour est restée jusqu’à ce jour impuissance face à l’escalade de la violence dans cette partie de la planète. Toutefois, plusieurs chefs d’Etat sont dans le viseur du procureur de la Cour. Cette levée de boucliers de la part de l’UA s’explique aussi par le fait que depuis sa création en 2002, le procureur a ouvert des enquêtes dans huit pays, tous africains.

Qui est réellement Fatou Bensouda ?

De nationalité gambienne, Fatou Bensouda a succédé à l’Argentin Luis Moreno Ocampo en mai 2012. La question que se posent nombre d’observateurs est de savoir, ce qui a motivé le choix de la magistrate. De l’avis de certains analystes, à travers cette nomination, certains Etats membres espéraient apaiser le continent africain dont les élites sont engagées dans une âpre bataille contre la Cour. Avant de poser ses valises à la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda a été ministre de la justice de Gambie. Par ailleurs, elle a fait ses classes dans la justice internationale au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), basé à Arusha, en Tanzanie, au côté de Stephen Rapp, devenu plus tard ambassadeur américain pour les crimes de guerre.

Du quotidien des prévenus de la Haye

A l’instar des autres prisons, les prisonniers de la Haye ont eux aussi leur quotidien ordinaire. De Laurent Gbagbo à Charles Blé Goudé, en passant par le milicien congolais Germain Katanga, outre leur nourriture quotidienne, les pensionnaires peuvent améliorer l’ordinaire moyennant quelques Euros. En ces lieux, d’anciens miliciens et un enfant soldat côtoient des chefs d’Etat déchus et des politiciens. N’est-ce pas pour cette raison que Dominic Ongwen pense que c’est un grand hôtel ? Les prisonniers disposent d’une infirmerie, d’une salle de sport, de télévision, d’une bibliothèque et propose même des cours d’anglais. Aussi, le bruit et l’odeur font la différence avec les prisons ordinaires.

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denis zodo 22/02/2016 08:57

bonjour jacques,elle est efficace, ministre de la Gambie avant d,être a la cpi a la place de l,argentin.

Denis-Zodo 04/03/2016 18:24

elle a été formée pour ça

Denis-Zodo 22/02/2016 19:15

une vraie battante Mme la juge de cpi

Denis-Zodo 22/02/2016 19:13

ok

Denis-Zodo 22/02/2016 19:13

tous les prisonniers se disent innocents.

Jacques Ambroise 21/02/2016 10:57

N'aurait elle pas également et malheureusement le désavantage d'être une femme ?

Denis-Zodo 22/02/2016 15:29

merci jacques